<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027</id><updated>2011-09-10T08:19:12.434-07:00</updated><title type='text'>Souvenirs de Résistants</title><subtitle type='html'>Il s'agit de courtes histoires vécues par les ARA ou Agents du Renseignement et de l'Action qui ne dépassent pas une à deux pages dactylographiées. D'autres sujets plus détaillés dépassent ce nombre de pages. Vous pouvez les copier et photocopier pour les distribuer autour de vous et dans les écoles. Nous sommes aussi à votre écoute via notre courriel : rusra-kuiad@skynet.be</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>35</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4717128767366874603</id><published>2010-12-13T12:15:00.000-08:00</published><updated>2010-12-13T12:40:02.657-08:00</updated><title type='text'>135-mpg : A tout malheur, qqch de bon</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;EVERY CLOUD HAS A SILVER LINING&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A tout malheur, quelque chose de bon !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Souvenir de Georgette Stillatus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;Mathilde et Robert Barbieaux, arrêtés le 29 mars 1944, nous sont revenus en mai 1945 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaCuW7988I/AAAAAAAAAPA/UKON8c8KG5s/s1600/135-MPG-1-3-souvenirs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550267323723412418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; CURSOR: hand; HEIGHT: 255px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaCuW7988I/AAAAAAAAAPA/UKON8c8KG5s/s200/135-MPG-1-3-souvenirs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au cours de l’après-midi du 29 mars 1944, je me rends chez les amis Mathilde et Robert, une habitude presque journalière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coup de sonnette caractéristique … ils savent que c’est moi … La porte s’ouvre. Surprise : un individu au regard dur me demande : « Qui êtes vous ? » - « Moi ? » - « Une amie et collègue de Madame, je viens lui rendre visite. » - Il me laisse rentrer ; je rejoins Mathilde dans la cuisine. Elle n’est pas seule ! Un prêtre l’incite à brûler des papiers dans le poële ; il joue double jeu, le traître !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;– Plus tard, j’apprends que c’est ce faux prêtre qui est arrivé à la maison de mes amis, il a sonné : Robert ne s’est pas méfié … et tout de suite après, ce faux prêtre a fait rentrer les deux individus en civil, de la gestapo sans doute. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un des nos amis, Noé Renaut, chemin faisant vers la maison des Barbieux a vu le manège suspect ; il est resté prudemment derrière la haie du parc communal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaDSyc0fDI/AAAAAAAAAPI/bXw8EHncxUU/s1600/135-MPG-2-3-souvenirs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550267949584251954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 162px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaDSyc0fDI/AAAAAAAAAPI/bXw8EHncxUU/s200/135-MPG-2-3-souvenirs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;… Dans la cuisine, Mathilde et moi, anxieuses, nous n’échangeons que quelques paroles, des banalités …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends des pas à l’étage : Robert s’y prépare, surveillé par les deux individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robert a-t-il voulu se sauver par le second étage ? Je l’ignore, car là, il a aménagé une trouée dans le mur, derrière un petit meuble. Par là, on accède à la maison voisine, une ruine, unique maison de l’avenue du parc touchée par un obus. En passant par celle-ci, ensuite par le jardin, on arrive à une rue parallèle à l’avenue du parc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps après, Robert descend flanqué des deux traîtres … Mathilde aussi est prête pour partir. Moment poignant ; mais, je ne perd pas mon sang froid et très calmement, je m’adresse au sinistre trio escortant mes amis ; « Puisque Madame et Monsieur partent, pourrais-je leur demander les cléfs de la maison, afin de la surveiller et de l’entretenir ?» Sans trop de réflexion, ils disent « oui » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Et plus tard dans l’après-midi avec l’ami Résistant Noé Renaut, nous retournons dans la maison des amis Barbieux. Là, Noé bien renseigné, brûle encore d’autres documents compromettants …&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaD2Fgza-I/AAAAAAAAAPQ/x72tV65YEU4/s1600/135-MPG-3-3-souvenirs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550268555996654562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaD2Fgza-I/AAAAAAAAAPQ/x72tV65YEU4/s200/135-MPG-3-3-souvenirs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant toute la période de l’absence de nos amis, maman et moi nous entretenons la maison comme la nôtre donnant l’impression aux passants qu’elle est occupée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que Robert et Mathilde trouvent une maison propre dés leur retour en mai 1945.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’aviateur américain, James Hart, n’est pas un inconnu pour moi. Je l’ai rencontré presque journellement à la soirée, chez mes amis Mathilde et Robert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parler avec quelqu’un dans sa langue a été un réconfort moral pour lui.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;- Sa fille Michaele a été ma petite correspondante plus tard.-&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4717128767366874603?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/feeds/4717128767366874603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4065196136699469027&amp;postID=4717128767366874603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4717128767366874603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4717128767366874603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2010/12/135-mpg-tout-malheur-qqch-de-bon.html' title='135-mpg : A tout malheur, qqch de bon'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/TQaCuW7988I/AAAAAAAAAPA/UKON8c8KG5s/s72-c/135-MPG-1-3-souvenirs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3362670597132823104</id><published>2010-03-07T09:07:00.000-08:00</published><updated>2010-03-07T09:11:04.368-08:00</updated><title type='text'>134-ad : Réseau Comète : aventure à Paris</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Réseau Comète :&lt;br /&gt;une aventure rocambolesque à Paris&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par Andrée Dumon alias « Nadine »,&lt;br /&gt;lieutenant A.R.A. Réseau Comète&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon père, Eugène Dumon, était l’un des dirigeants du Réseau Luc. Au début j’y suis active, mais en décembre 1941, je me mets au service de Andrée De Jongh du Réseau Comète en escortant les clandestins de Bruxelles à Paris, n’hésitant pas à emporter également du courrier secret. Entre deux voyages, « Nadine », mon pseudo, allait chercher des aviateurs cachés à divers endroits de Bruxelles et s’occupait de leur hébergement. N’oublions pas que ces « étrangers » pratiquaient très peu la langue française …&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Voici une de mes aventures pour le moins rocambolesque : nous n’avions pas froid aux yeux, nous étions jeunes et prêts à tout pour réussir notre mission.En plein mois de juillet 1942, j'arrivais à Paris vers les 7 heures du matin avec mes deux aviateurs. Dans une chambre d’hôtel, je retrouvai monsieur De Jongh qui nous attendait avec du café chaud et des croissants : quel luxe pour nous tous. Après ce petit déjeuner, il me demande de les conduire à un lieu de rendez-vous en face d'une bouche de métro où « Jeanne » les prendrait en charge.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous repartons passablement fatigués : nous avions voyagé en train debout dans le couloir faute de place et le voyage durait plus de huit heures … si tout se passait bien. Je voyageais toujours en 3ème classe et de nuit car on s’y faisait moins remarquer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après un bon quart heure d’attente au lieu du rendez-vous, toujours pas de « Jeanne » à l'horizon. Nous nous apprêtons à quitter les lieux quand deux officiers allemands foncent droit sur nous. Ils sont accompagnés d'une ravissante jeune fille. Arrivés à notre hauteur, ils la quittent pour l’entrée du métro. Mais la jeune fille vient vers nous avec son plus beau sourire et demande à l'un de mes boys s’il n'a pas une pièce pour téléphoner. J’interviens, telle une femme jalouse et lui lance laisse Henri, j’en ai une et je la tends à cette trop belle jeune fille … qui à son tour s'engouffre dans le métro.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les sens en éveil, j'avais cette terrible impression d’être épiée et en informe tant bien que mal mon Américain qui connaissait un soupçon de français. De mon côté, la langue de Shakespeare n’était pas à cette époque ma tasse de thé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il me rit au nez et déclare : on ne vit pas un roman policier, vous savez mademoiselle". Je lui réponds que c'est possible, mais que nous ne pouvons plus rester ici plus longtemps. « Jeanne » aurait dû être déjà là. Mais pour moi ce jeune homme aperçu au coin de la rue nous surveille …&lt;br /&gt;Nous partons donc et personne ne semble nous suivre. Le jeune « boy » se moque de moi. Nous continuons notre chemin et à la première transversale, nous l’apercevons à l'autre bout de la rue. Mon aviateur s'excuse et nous pressons le pas. Je retire bien vite ma cape. Cela me donne une autre apparence sans me faire trop d’illusions. Un Américain long, mince et dégingandé, avec un Australien sorti de son bush au visage buriné orné d’une moustache à la mérovingienne et affublé d’une coupe de cheveux hors mode et au milieu d'eux une gamine pas plus haute qu'une pomme, voilà bien un drôle de trio qui ne pouvait passer inaperçu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous atteignons la seconde transversale et constatons avec angoisse que l'inconnu se rapproche dangereusement. Nous nous mettons dès lors à courir et arrivons sur le large boulevard Saint Michel à proximité du jardin du Luxembourg où nous nous précipitons.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’y vois sur ma gauche un réduit en pierres de taille où sont entreposés les outils et autres déchets végétaux. Nous nous y cachons. Il était temps : l’inconnu entre à son tour dans le jardin et continue tout droit. Par un petit trou dans le mur, nous l'observons : il s’arrête et nous cherche avec insistance pour finalement disparaître de notre vue. Mes impressions étaient justifiées : la peur au ventre et après un long moment, nous décidons de sortir de notre cachette.&lt;br /&gt;Pas question pour nous de retourner à notre point de départ du matin. Nous aurions pu avoir été suivis depuis lors et c’était mettre en danger non seulement ma mission mais aussi tout le Réseau d’évasion. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je disposais d’une adresse de secours. Après d’incroyables précautions, nous prenons le métro tout proche pour nous y rendre. Nous y rentrons les derniers. Enfin arrivés près de notre point de chute, je demande à « mes » hommes de faire les cents pas dans les environs. Je sonne. « Madeleine » m'ouvre et me dit : surtout ne viens pas avec eux ici, les Allemands sont venus la nuit passée dans l'appartement du dessus et celui du dessous, il se pourrait donc qu'ils reviennent ce soir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je reçois heureusement l’ adresse d’une mansarde où mes protégés pourront passer la nuit. « Quelqu’un » viendra les chercher le lendemain. Nous nous dirigeons vers ce nouveau point de chute. Je m’en souviens encore après toutes ces années. C'était un lundi et à Paris tout était fermé du vendredi soir au mardi matin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Arrivés dans notre mansarde, j’y trouve du chocolat en poudre, du lait en poudre, des biscottes et du sucre. L’endroit était pour le moins précaire. Je leur prépare du chocolat chaud et les invite à manger les biscottes. Il n’y a rien d’autre ce soir. Surtout, ils ne peuvent pas sortir et doivent attendre qu'on vienne les chercher. Nous n'avions plus mangé depuis les croissants du matin. Pour ma part, je ne pensais guère à manger. Mais ces hommes vigoureux devaient être affamés. Ils n’en dirent rien trop heureux de se retrouver au calme et d’envisager une nuit paisible.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, il n'était pas pensable que la jeune fille que j’étais dorme dans la même chambre. Je fis mes adieux et partis chez des amis qui n'avaient rien à voir avec la Résistance, mais que le Réseau utilisait car toujours disposés à nous héberger.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la rue, le danger était encore plus présent car il y avait le "couvre-feu" et l'heure était largement dépassée. Je suis arrêtée en pleine rue par des gendarmes français qui veulent m'emmener au poste.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Me voilà implorant leur indulgence avec forces sourires, tout en leur expliquant que je m'étais attardée avec mon copain. Et que si mes parents l'apprenaient, j’aurais de gros problèmes d'autant plus que j'étais très en retard. Je vois encore mes policiers hésiter puis fondre de tendresse sans doute à l’écoute du côté fleur bleue de mon histoire. Ils sourient et m’invitent à rentrer prestement.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin à l'aube je reprenais la direction de Bruxelles prête à revenir à Paris rapidement. Je ne devais plus revoir mes policiers français, mais je fus heureuse d’apprendre après la guerre que mes deux boys étaient bien arrivés en Angleterre et avaient pu effectuer d’autres missions.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3362670597132823104?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3362670597132823104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3362670597132823104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2010/03/134-ad-reseau-comete-aventure-paris.html' title='134-ad : Réseau Comète : aventure à Paris'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-567780295223659474</id><published>2009-10-12T13:30:00.000-07:00</published><updated>2009-10-12T13:45:55.702-07:00</updated><title type='text'>133-af : Réseau ZIG : un agent hors du commun</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;par Adrien Fache, Capitaine A.R.A.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/StOUrQ821kI/AAAAAAAAAOQ/A9wdWYDpUU8/s1600-h/133-AF-Photo-RogerMorsa.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391816649898120770" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/StOUrQ821kI/AAAAAAAAAOQ/A9wdWYDpUU8/s200/133-AF-Photo-RogerMorsa.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Roger Morsa&lt;/strong&gt; &lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;(1)&lt;/span&gt; géomètre-expert, lieutenant de réserve, reprend ses fonc&amp;shy;tions professionnelles dès sa démobilisation en juin 1940, aidé par Georges Vandenberghe, dans les bureaux du Cadastre situés dans le même bâtiment que les Contributions à la place Saint-Martin à Bruges.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/StOUYDKhrzI/AAAAAAAAAOI/PV4x6U4bg-c/s1600-h/133-AF-Photo-RogerMorsa.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Morsa est un homme intelligent et perspicace ; il faut ces qualités talen&amp;shy;tueuses pour jouer le rôle d'un « simplet» qu'il va interpréter d'em&amp;shy;blée vis à vis de l'occupant. Ainsi il est toujours craintif et défiant. Son chef administratif dit un jour de lui qu'il est l'employé le plus inepte jamais rencontré dans ses services !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un beau matin, un membre de l'organisation Todt, portant un bras&amp;shy;sard orné de la croix gammée, se présente au bureau du cadastre afin d'obtenir des reproductions d'un plan tracé sur papier calque. Le chef de bureau lui désigne Morsa le préposé à cette « machine à plans ». Ce « Todt » déroule un plan de Dunkerque sur lequel sont détaillées les différentes fortifications allemandes existantes ou à bâtir. Morsa, indifférent, exécute ce tirage de plans. Ce travail terminé, il est à peu près midi. Le « Todt » lui fait part de son intention d'aller déjeuner et le prie de cacher entre temps son calque et ses reproductions. Ayant placé ce rouleau dans son armoire personnelle, Morsa, tout en cas&amp;shy;sant la croûte, a des pensées vagabondes qui le mènent à tirer un exem&amp;shy;plaire de ce plan pour lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa journée terminée, il apporte son butin à la maison, le cache... et s'interroge sur le bon parti qu'il pourrait en tirer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est fin janvier 1941 qu'il rencontre le commandant de Penaranda de Franchimont et le lieutenant Van der Haegen. A l'arrestation de ce dernier en août 1942, Penaranda se débranche du Service Luc et continue à servir le Renseignement pour son cousin Brise, qu'il ren&amp;shy;contre chez Braid ; il amène avec lui ses propres agents : Vandenbussche, Vandenberghe et Morsa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le domicile de Morsa est sis à Saint-André-lez-Bruges, là habite aussi son compère du même âge Albert Vandenbussche qui effectue sur place les vérifications de certaines données communiquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morsa est motivé au plus haut degré et se veut très discret. À son entou&amp;shy;rage il laisse croire un attachement plutôt collaborationniste. Certains de ceux qu'il côtoie ne le regardent pas d'un bon oeil : le journal « Volk en Staat » dépasse ostensiblement de sa poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mars 1942, l'Organisation Todt, chargée de la construction des for&amp;shy;tifications allemandes le long de la côte, s'installe dans les bâtiments de l'abbaye de Zevenkerke. De l'autre côté, dans un bâtiment de la rue Noordzand, la Stab 5 de la Festungs Nachschub prend place en vue de dessiner les plus grands secrets des projets de sécurité pour l'Oberkommando de l'Armée. Celui-ci, ainsi que d'autres services, comme la Luftwaffe, se mettent à dessiner divers plans et organi&amp;shy;grammes qui doivent être reproduits en plusieurs exemplaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initialement il est fait appel à une sorte de coopérative d'entrepreneurs brugeois : le Bouwbedrijft qui possède une machine à tirer des plans (bâtiments actuels de la clinique Saint-François Xavier). Puis jugeant qu'une entreprise privée n'offre pas toutes les garanties de sécurité, la décision finale est de s'adresser à une institution de l'état.&lt;br /&gt;Ceci explique pourquoi la Stab 5 de la Festungs Nachschub eut un jour la bonne idée de s'introduire au bureau du Cadastre où la machine à tirer des plans doit être mise à leur disposition sans la participation ni l'assistance du personnel communal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morsa ne doit pas faire appel à beaucoup d'imagination pour que désor&amp;shy;mais sa machine à plans tombe, par hasard, irrégulièrement en panne ! La première fois que les Allemands demandent son assistance, il répond par un refus catégorique. Indignés, ils lui donnent l'ordre d'obéir et d'exé&amp;shy;cuter ce dépannage. Dans ces conditions, il obtempère. Désormais, lui et son ami Vandenberghe sont chargés de la reproduction des documents allemands. Morsa les épate même en apportant certaines améliorationsau fonctionnement de la machine. Mûrissant une idée, il reçoit le grand sac qu'il a demandé pour recueillir proprement les rognures de papier. Aux yeux des Allemands, il est encore plus simplet qu'il n'en a l'air ! Peu importe, ils ont trouvé la solution à leur problème avec on ne peut plus de bonheur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plans de l'Oberbauleitung fur Belgien der Organisation Todt sont transportés régulièrement sous haute surveillance depuis Zevenkerke jusqu'à Bruges par le Fahndungsdienst. Les plans de la Stab 5 Fastungs Nachshub sont transportés, le samedi matin au Cadastre sous la sur&amp;shy;veillance de six soldats ; une fois reproduits ils y retournent avec cette même mesure de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 21 juillet 1943, cinq membres du Festung Nachshub Stab 5 sont arrêtés sous l'inculpation de haute trahison et avec eux Morsa. Interrogé pendant dix heures par la Geheime Feldpolizei de Bruges - interro&amp;shy;gatoire poursuivi le lendemain - il est convoqué à comparaître au Conseil de Guerre. Ici, rusé, avec une grande présence d'esprit, il démontre son impossibilité à surveiller tous ces « Todt » gravitant autour de lui ; il rappelle son refus de travailler dans de pareilles conditions. S'il a obtempéré c'est qu'il en avait reçu l'ordre et qu'on ne le repren&amp;shy;drait plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La GFP, qui n'a déjà pas un amour particulier pour cette cohorte de tireurs au flanc, reconnaît à l'unanimité que ce simplet est étranger à une affaire aussi importante. Morsa revient à la maison et les autres seront envoyés dans une compagnie spéciale sur le front russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morsa reprend son petit train-train de vie ; à présent, des « Gefreiter » se relayent régulièrement sur ses talons. Petit à petit, la vie au bureau se passe même en bons termes avec ces « Gefreiter » de garde. Son ami Vandenberghe et lui parviennent à gagner leur confiance et à distrai&amp;shy;re leur attention, surtout quand ils ont connu la veille des aventures avec des « cholies mademoizeles » et que, encore inassouvis, ils se com&amp;shy;plaisent à se passer des photos très « speziales » ; pendant que son com&amp;shy;père en rajoute un peu, Morsa a le cœur à l'ouvrage et avec entrain les supplée à la machine à plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l'odyssée des Todt au Conseil de Guerre, un mode de contrô&amp;shy;le a été instauré au grand dam de Morsa. Il lui faut maintenant fixer le métrage de chaque plan avant de le recevoir de l'Allemand. Quand il estime que le jeu en vaut la chandelle, une « erreur » se glisse dans ses mesurages. Cette erreur fera qu'un exemplaire supplémentaire tom&amp;shy;bera dans le grand sac à rognures au nez et à la barbe du Gefreiter de garde ! Pas idiot la demande préméditée de ce sac ! Il reste alors sur place jusqu'au départ des Allemands, suivi peu après de la fermeture des bureaux du Cadastre.&lt;br /&gt;Un de ces Gefreiter tient un jour des propos anti-nazis. Il devient une proie appâtée avec de beaux dollars. L'appétit de Morsa est de plus en plus favorisé. Lui tient son rôle à merveille mais le Gefreiter est incons&amp;shy;cient dans ses vantardises voire sottises. La taupière se referme pro&amp;shy;voquant de nouveaux ennuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la sellette, Morsa ne se départit pas de ce rôle qu'il interprète mer&amp;shy;veilleusement, et d'autant mieux depuis que les Allemands ont la convic&amp;shy;tion que ce Belge n'a pas la capacité d'avoir trempé dans une affaire d'une telle importance. A différentes reprises ils lui demandent d'écri&amp;shy;re le nom du « Gefreiter », chaque fois il se borne à écrire : « Gefreiter »... Au cours de cette instruction, ils le confrontent à des Allemands en état d'arrestation : « Quel est celui qu'il croit être le coupable ? » La continuation de son travail pour la patrie le place devant un problè&amp;shy;me de conscience..., il désigne un certain E}K. Confronté avec lui, il apprend que celui-ci a été arrêté en possession de dollars et est consé-quemment passible de la peine de mort, aussi tente-t-il du mieux qu'il peut de faire admettre qu'il est innocent. Sachant que cet Allemand sera exécuté pour ses dollars, Morsa a meilleure conscience. Qu'il soit condamné à mort une deuxième fois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instruction terminée, Morsa ressort lavé de tout soupçon. Pourtant, marqué et choqué par la condamnation d'un être humain, il refuse de se servir encore de la machine à plans. Il se fait remplacer par des collègues. Son chef de Réseau Braid le réconforte et lui remonte le moral. Pliant sous ces insistances, Morsa craint aussi que son absence au tra&amp;shy;vail n'attire davantage l'attention de l'ennemi. Après plusieurs semaines, il reprend le chemin du bureau du Cadastre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle avait été l'origine de cette découverte par les Allemands ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inventoriant un paquet de courriers porté par un agent abattu dans le midi de la France, les Allemands découvrent des plans en prove&amp;shy;nance du Fahnungdienst de Bruges. Tout est mis en action pour faire la lumière sur cette faille dans leurs services. L'enquête dévoile qu'un des Gefreiters envoie à sa famille en Allemagne des colis en surnombre pour lesquels sa solde ne suffirait pas. Le Colonel commandant le Service est dégradé, ses officiers envoyés au front russe. Un technicien, cité plus haut, est condamné à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un doute subsiste : certains plans devraient avoir été vendus en pro&amp;shy;venance directe du Fahnungdienst. Les plans du service ZIG sont pho&amp;shy;tographiés, petit format, avec des centaines de renseignements en&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;provenance de toute la Belgique. En cours de cheminement vers le sud, d'autres courriers venaient s'additionner. Il faut constater qu'à part Morsa et le bureau allemand lui-même, aucun agent de renseignement n'a été inquiété suite à cette découverte. Les messages personnels d'ac&amp;shy;cusé de réception photographiés sur le même film ont bien été émis aux journaux parlés de la BBC... Tous les courriers sont donc bien arri&amp;shy;vés à Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morsa signifie aux Allemands qu'il consent à reprendre son travail mais il déclare qu'il décline toute responsabilité parce qu'il n'a plus aucu&amp;shy;ne confiance en ces Gefreiters présents dans le bureau. Ce « simplet » est tout à fait innocent aux yeux de l'autorité allemande qui lui accor&amp;shy;de sa totale confiance et le charge de tirer les plans tout seul.&lt;br /&gt;Plusieurs agents annoncent que le maréchal Rommel a fait une visi&amp;shy;te d'inspection en Belgique, ils garantissent leur vigilance sur les chan&amp;shy;gements qui devraient en découler. Il y aura du pain sur la planche pour Morsa qui est aux aguets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Braid vient chez Marc Léman pour puiser des dollars dans sa réserve et pour fixer rendez-vous chez lui avec Morsa, tout porte à croi&amp;shy;re qu'il y aura du gâteau ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sorti le samedi soir du bureau du Cadastre, Morsa est au rendez-vous le dimanche matin à Wingene... les plans révèlent des dispositifs tac&amp;shy;tiques relatifs à la défense KVAI, II et III, c'est-à-dire les emplacements des EM + les liaisons téléphoniques avec parcours exacts et tous les détails des réseaux + toutes les places fortes avec le détail des abris, champ et puissance de tir + les champs de mines vrais ou faux + le secret d'une signalisation optique spéciale utilisable sur ordre du grand E.M. en cas de débarquement + le minage des ponts, charge et empla&amp;shy;cement + l'identité de toutes les unités en place ou de passage. Le Mur de l'Atlantique de Gravelines à l'île de Walcheren. Incroyable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Braid et Morsa s'appliquent avec beaucoup de minutie à transférer ces documents dans le cadre du vélo de Marc Léman, pendant que celui-ci doit apprendre un important texte d'accompagnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quelques kilomètres de la route Bruges-Courtrai, sur la piste cyclable, un cycliste zigzagant arrive en sens inverse et accroche Léman. Tous deux sont étendus sur la chaussée : le zigzagant n'a rien, Marc Léman ne désire pas attirer l'attention ; le cadre de son vélo est indemne... mais en se mettant en selle, il constate qu'une pédale est cassée... Connaissant comme sa poche la route Bruges-Courtrai, il a en mémoi&amp;shy;re un estaminet en angle d'où l'on découvre très bien le passage à niveau qui oblige tout véhicule à ralentir. « Les plans de la Défense atlantique » sont déposés contre la façade ; le petit café est désert et on lui offre un bassin d'eau pour laver les égratignures et les traces poussiéreuses de sa chute. Patience...Par hasard, il sait qu'un camion de déménage&amp;shy;ment venant de Heyst pour Mouscron doit passer dans l'après-midi ; il est très improbable qu'il soit déjà passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux heures d'attente, le camion apparaît à l'horizon. Cycliste et vélo y trouvent place. Tout est radieux jusqu'à la barrière d'Aalbeke près de Mouscron quand deux gendarmes allemands font signe de stop&amp;shy;per ; contrôle du contenu, des papiers et des pièces d'identité... Heureusement Léman peut leur montrer son « Freistellung vom Arbeitseinsatz im Reich ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son retour dans son bureau clandestin Marc Léman écrit le texte appris à Wingene et peut à présent s'attarder sur ces précieux plans étalés sur le tapis, on croirait à un scénario de cinéma... comment tout un jeu de plans allemands «top secret» va passer aux Alliés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'optique de l'appareil à microphotographier devra s'y prendre en plu&amp;shy;sieurs fois pour couvrir chaque plan. Commence alors le tracé d'un quadrillage adéquat qui facilitera ce travail dans la minuscule chambre noire où deux personnes peuvent à peine se tenir debout. Des signes conventionnels apparaissent tantôt trop clairs, tantôt trop foncés à cause de l'irrégularité dans le tirage. Dans la crainte d'un rendu trop faible au développement de la pellicule, étant donné la richesse de ces documents, certains tracés sont redessinés à l'encre de Chine. Impossible de travailler le jour sans attirer l'attention des gens de mai&amp;shy;son. Ce travail de bénédictin exigea deux nuits pour ne pas rater le départ du courrier de Correntin pour le Midi de la France. Son frère Michel, de passage, aidera personnellement le photographe pour le maniement de ces grands formats. Le bon résultat du développement permet d'envoyer les films sans appréhension. Avant d'enterrer les plans en attendant l'accusé de réception de Londres, Braid vient les passer au crible pour transmettre sans tarder l'essentiel par message radio codé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute les Alliés croiront-ils que ces plans sont truqués et qu'il y a un piège ! Heureusement des rapports d'agents viennent très vite confirmer la mise en application sur le terrain de ces plans défensifs de Rommel, révélée dans un premier temps par les mouvements des troupes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attention est portée sur une vérification de l'application de ces plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La source ne se tarit pas. Les Allemands ont bien raison de faire plus confiance en Morsa qu'en leurs hommes ! Plus tard il amènera le plan de retraite de la XVe armée allemande sur les bouches de l'Escaut et le Canal Albert de Gravelines à l'île de Walcheren, les positions de défen&amp;shy;se et les nids de résistance de Zeebrugge, Ostende, Bruges, Rotterdam, ainsi que des renseignements détaillés sur la structure du Corps de Pantzers Herman Gorring caserne à Isegem, etc... A partir d'avril 1944, suite à l'arrestation de Marc Léman, l'organisation des secteurs auto&amp;shy;nomes pour soustraire les transports périlleux est mise en application quelques semaines plus tôt que prévu. Les documents de Morsa sont alors photographiés par les soins du chef de section ZIG-D, le doc&amp;shy;teur Pierre Glorieux à Bruges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Libération est en vue mais le danger subsiste jusqu'au dernier jour. Un ancien collègue de Morsa, militaire de carrière, lui demande de cacher un revolver. Ayant femme et enfants, Morsa dit qu'il ne peut prendre un tel risque et que les affaires de guerre ne l'intéressent pas le moins du monde ! Furieux cet ancien collègue réplique qu'il peut s'attendre à de sérieux problèmes après l'Occupation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'approche de la Libération, Morsa prend en charge un Lorrain incor&amp;shy;poré d'office de l'armée allemande : Jean Schultz ; celui-ci sera confié aux Canadiens. Il apprit qu'après avoir rejoint les Forces Françaises Libres, son protégé avait combattu contre l'armée allemande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre le Gefreiter EJK avec qui il a été confronté au Conseil de guerre a été passé par les armes dans le cimetière communal de Steenbrugge, le jour même où les Allemands quittèrent la région face à l'avance des Alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sont devenus les plans Morsa ? Tous ces plans sont passés par Marc Léman jusqu'en avril 1944 et les documents ont été brûlés dès l'au&amp;shy;dition des messages de réception à la BBC. A la Libération, les regrets sont très grands... l'ordre en avait été donné. Hélas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les dernières semaines d'occupation, comme les courriers ne par&amp;shy;taient plus pour Londres, les renseignements urgents étaient transmis par radio ou par phonie. Ainsi des documents peu importants n'ont pas été brûlés et sont restés aux mains des chefs de secteurs ; les prin&amp;shy;cipaux ont été remis aux Alliés lors de leur progression libératrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le plan étudié pour l'organisation autonome régionale du Réseau ZIG, un secteur spécial est réservé rien que pour Morsa à partir d'avril-mai 1944. Il en garde les rênes aidé par le docteur Pierre Glorieux qui s'entoure d'agents cyclistes dont ses deux filles. C'est chez lui que Morsa apporte les documents secrets. Son trajet n'est pas long. Le docteur a composé un dossier médical bien fourni à son nom : il souffre d'un ulcère à l'estomac et son état cardiaque est à surveiller. Un alibi irré&amp;shy;prochable de crédibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au registre officiel du Cadastre à Bruges, Bewaring Brugge Afdeling C2, existe la liste des prestations exécutées par Morsa ; celles qui sont soulignées en rouge ont été réalisées pour le compte de l'occupant « openbare besturen op partikulieren » du 20 juillet 1943 au 30 août 1944. Morsa estime que pour cette période il a remis au réseau ZIG environ 300 plans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son premier larcin, le plan de Dunkerque, Morsa raconte abso&amp;shy;lument toutes ses activités journalières à son épouse. Ils partagent leurs appréhensions, les aléas, leurs anxiétés, tout comme leurs moments de satisfaction après un tour magistral joué à l'ennemi. Son épouse aux nerfs d'acier s'adonne totalement à ses devoirs de mère entourant ses petits de toute son affection et de mille distractions pour estom&amp;shy;per au mieux la longueur de l'attente ; une vie sur le qui-vive inces&amp;shy;sant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la Libération, Morsa conserve sa grande discrétion, aucune van&amp;shy;tardise ! Ses glorieux exploits sont restés peu connus, trop peu connus. La maladie l'emporte en juillet 1950 à l'âge de 40 ans.&lt;br /&gt;Braid, chef de ZIG, rassemble ses quelques chefs de Secteur à l'adres&amp;shy;se clandestine de Marc Léman (en captivité en Allemagne) pour rece&amp;shy;voir le capitaine Page du Spécial Intelligence Service, chez qui arrivaient les rapports hebdomadaires. Celui-ci tient à féliciter particulièrement Morsa pour ses exploits et révèle le grand intérêt des renseignements sur la défense du Mur de l'Atlantique si utiles à la cause des Armées Alliées. Des félicitations sont réservées pour la collaboration de Marc Léman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roi Georges VI le reçoit à Londres pour le faire « Honory member of thé most excellent Order of thé British Empire (Military Division) », tandis que le Gouvernement belge lui octroie une Croix de Guerre avec une palme et le fait Chevalier de l'Ordre de Léopold. Il est promu au grade de Capitaine ARA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui ont travaillé avec cet homme humble et modeste sont fiers de son courage exceptionnel, de son sang-froid, de ses qualités de dis&amp;shy;cernement ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans aucun doute « Un » des plus grands agents de Renseignement belge !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Fache a rédigé un ouvrage intitulé : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;ALIAS MARC LEMAN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; » &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Services de Renseignemnts Militaires Belges 1940-1945 &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Organisation et souvenirs. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’ouvrage est paru en novembre 2003 (épuisé).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;(1)&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:85%;"&gt;MORSA Roger, LL 8000, né à Ben-Ahin (Liège) le 15 juillet 1909, décédé le 11 juillet 1950.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-567780295223659474?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/567780295223659474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/567780295223659474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2009/10/133-af-reseau-zig-un-agent-hors-du.html' title='133-af : Réseau ZIG : un agent hors du commun'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/StOUrQ821kI/AAAAAAAAAOQ/A9wdWYDpUU8/s72-c/133-AF-Photo-RogerMorsa.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3057736427469852162</id><published>2009-07-27T03:15:00.000-07:00</published><updated>2009-10-12T13:34:03.965-07:00</updated><title type='text'>132-am : Ici Londres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;par André Maillard du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les compatriotes qui ont connu la guerre 40-45 se souviendront … Tous les soirs, c’était le même rituel : on s’enfermait à double tour, souvent dans l’arrière- cuisine, à l’abri des oreilles indiscrètes et on branchait la radio. Rechercher la fréquence de Londres n’était pas une affaire des plus simples d’autant plus qu’après chaque émission il fallait se brancher sur la radio nationale belge (INR) toute à la solde de l’occupant … on ne sait jamais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour trouver la fréquence et augmenter la qualité de l’écoute il était recommandé de tourner le bouton lentement jusqu’à obtenir la meilleure syntonisation. Les allemands étaient aussi devenus spécialistes du brouillage des émissions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux mots les plus attendus étaient &lt;em&gt;&lt;strong&gt;ici Londres&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; et l’indication du pays auquel les messages étaient destinés. Les brèves nouvelles de la guerre terminées, la voix de Londres poursuivait par &lt;em&gt;&lt;strong&gt;voici quelques messages personnels&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; … et le speaker d’égrainer des phrases toutes les unes plus incompréhensibles que les autres, parfois ponctuées par &lt;em&gt;&lt;strong&gt;nous disons deux fois&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Nous écoutions ces messages convaincus que ces phrases avaient une signification. D’ailleurs des résistants les attendaient avec impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici quelques exemples de messages décryptés parmi des milliers de messages totalement incompréhensibles pour les services secrets de l’ennemi et ses collaborateurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’abord, pour que ces phrases aient leur utilité, il fallait qu’elles soient comprises entre l’expéditeur et le destinataire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début des hostilités, le message est envoyé par courrier à Londres via la France, l’Espagne et le Portugal. Un tel trajet demandait des semaines pour arriver à destination. Le message personnel rassurait ceux restés au pays ou une personne prête à s’engager mais qui craignait un piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le message pas très compliqué destiné à l’ennemi qui donne un agent pour mort alors qu’il est vivant et lui permet de poursuivre sa mission, voire de se mettre à l’abri car venant d’être dénoncé. Le message personnel indique qu’un parachutage d’armes va avoir lieu comme convenu ou qu’un avion se posera brièvement et qu’un balisage est requis pour y réceptionner un agent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a le message collectif qui annonce le débarquement. Et cet autre trop facile à traduire destiné à dérouter l’ennemi en lui faisant croire qu’une action va se dérouler ici alors qu’elle se passera ailleurs. Et &lt;em&gt;&lt;strong&gt;nous disons deux fois&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; complique le message ! Message collectif : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le Roi Salomon a chaussé ses gros sabots&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Message local : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le ténor chantera ce soir&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Tous ces messages ont été utiles à la Victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne mélangeons toutefois pas les genres. Ces messages radio ne doivent pas être confondus avec le très grand nombre d’informations de guerre collectées en Belgique et envoyées à Londres pour apporter aux Alliés des renseignements militaires et économiques. Ces messages codés, reproduits parfois sur microfilms étaient d’abord transmis par courrier. Ils le furent ensuite par radio via un navire servant de relais, grâce aux soins d‘opérateurs formés en Angleterre et parachutés sur nos terres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous ne devons jamais oublier que la moitié de ces opérateurs sont morts en service commandé. Ceux-là, aussi, nous obligent au Devoir de Mémoire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3057736427469852162?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3057736427469852162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3057736427469852162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2009/07/am-132-ici-londres.html' title='132-am : Ici Londres'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4648470950236768489</id><published>2009-02-02T10:00:00.000-08:00</published><updated>2009-10-12T13:34:35.798-07:00</updated><title type='text'>131-am : Jeune, si tu savais</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;par André MAILLARD du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est à toi que je souhaite m’adresser. Principalement à toi qui ne se doutes pas qu’il est redevable de s’exprimer, d’aller et de venir, aux Martyrs de la Résistance. Ce sont ces femmes et ces hommes qui ont donné leur vie pour que tu vives dans la liberté aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi vers toi qui crois trop facilement que les camps de concentration n’ont été que des lieux de souffrances pour les juifs. Alors que tant de Résistants y ont vécu et y sont morts dans les pires souffrances après avoir été torturés bien avant d’y arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est encore à toi que je m’adresse, toi qui crois que les américains ont été les seuls artisans de la libération. Nous n’aurions jamais été les vainqueurs sans le concours des troupes alliées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que pouvaient-ils sans toutes ces personnes qui formaient les services du renseignement et leur préparaient la voie en les documentant sur les détails des mouvements de l’ennemi et de ses positions, détruisaient les installations techniques comme les bases secrètes où se préparaient la construction et le lancement des armes secrètes telles que les bombes volantes et les prémices de l’arme atomique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon intention n’est pas de décrire les actes de résistance à l’envahisseur mais de voir comment la jeunesse allemande a évolué et comment toi, tu vivrais aujourd’hui si les allemands avaient été victorieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette supposition peut te paraître « débile » : vouloir montrer ce que tu deviendrais dirigé par un dictateur n’ayant d’autre ambition que de nous asservir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne peux pas oublier qu’un combat doit être mené quotidiennement pour le droit de vivre libre. Pour cela, tu ne peux renier tout acte de civisme, dont les racines se nourrissent des leçons du passé. Et toi aussi, tu dois choisir de défendre les valeurs patriotiques de ton pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Allemagne, Hitler s’adressait aux jeunes en fixant leur vie future en ces termes : « &lt;em&gt;tu n’es rien, ton peuple est tout &lt;/em&gt;» autrement dit, tu obéis aux ordres sans discussion. Je pense pour toi. Il confirme ses écrits dès sa montée au pouvoir en supprimant toutes les organisations de jeunesse et en s’emparant de tous leurs biens. Plus tard, il déclare obligatoire l’adhésion de tous les jeunes à une organisation de jeunesse unique : la jeunesse hitlérienne. Ils seront plus de 7.750.000 jeunes à y être incorporés et « manipulés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes de 8 à 10 ans sont regroupés dans la Jungvolk (le peuple des jeunes). A 14 ans, ils sont dans la Hitlerjung (la jeunesse hitlérienne) où ils sont dressés à obéir, endoctrinés et manipulés : ils vont apprendre la délation et la dénonciation allant jusqu’à dénoncer leur propre père s’il ne suit pas la ligne du parti nazi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 18 ans ils prêteront serment de fidélité à Hitler et suivront scrupuleusement l’enseignement qui leur est imposé. Les plus intelligents iront à l‘école Adolphe Hitler en vue de les incorporer dans les cadres dirigeants du parti nazi (le seul parti politique autorisé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les filles ne sont pas oubliées. De 14 à 21 ans, elles entrent au Bund der deutschen Maedel (l’union des jeunes-filles allemandes) où elles se préparent à la maternité avant d‘aller faire un an de travail soit dans l’agriculture, soit comme aide ménagère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imagine-toi portant l’uniforme noir, la culotte courte, et paradant un flambeau à la main, ou figé au garde à vous devant un chef hurlant et devant obéir à tout ce qu’il t’ordonne ? Tu ne peux plus aller où tu veux, quand tu veux. Tu iras là où tu dois aller et quand il te le dira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme faire partie d’une secte : le but est de faire de toi une machine qui ne peut ou ne doit plus penser. C’est un autre qui pense pour toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, tout ceci peut te paraître ridicule, voire impossible chez nous. Et pourtant la guerre n’est pas très loin d’ici. C’est même un sujet dont on parle partout avec forces images probantes à la télévision et dans les journaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dis-toi bien, que ceux qui défendent le Devoir de Mémoire des Martyrs de la Résistance se battent contre toute forme de violence : je t’invite à te joindre à nous pour exercer ton droit de rester libre dans ton pays en devenant membre sympathisant d’une association patriotique de ton choix.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4648470950236768489?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4648470950236768489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4648470950236768489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2009/02/am-131-jeune-si-tu-savais.html' title='131-am : Jeune, si tu savais'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3007837839379209677</id><published>2008-11-30T10:00:00.030-08:00</published><updated>2009-07-27T06:23:07.090-07:00</updated><title type='text'>130-am : Poésie : Résistance et Souffrance = Liberté</title><content type='html'>Il était travailleur&lt;br /&gt;D’une usine tout proche&lt;br /&gt;Sans peur et sans reproche.&lt;br /&gt;Il travaillait gaiement&lt;br /&gt;Pour sa femme et sa fille&lt;br /&gt;Qui l’aimaient tendrement&lt;br /&gt;Et qui étaient toute sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, très alarmants,&lt;br /&gt;De nombreux bruits de guerre&lt;br /&gt;Venant des allemands&lt;br /&gt;Résonnaient aux frontières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin de printemps,&lt;br /&gt;Voilà les troupes d’Hitler&lt;br /&gt;Qui franchissent la frontière&lt;br /&gt;Lourds de leurs armements.&lt;br /&gt;Ce fut l’occupation,&lt;br /&gt;Les nombreuses restrictions.&lt;br /&gt;Il y eut des sabotages&lt;br /&gt;Et des prises d’otages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les uns restèrent bien cois&lt;br /&gt;Acceptant leur misère,&lt;br /&gt;Se demandant pourquoi&lt;br /&gt;Il fallait qu’ils subissent&lt;br /&gt;Affronts et misère&lt;br /&gt;De ces boches en colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres, avec gaîté,&lt;br /&gt;Allaient en profiter,&lt;br /&gt;Pour faire sans gloire&lt;br /&gt;Leur affreux commerce noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains, qui n’ont plus rien,&lt;br /&gt;Se disent, il faudra bien&lt;br /&gt;Aller avec espoir&lt;br /&gt;Vers le travail obligatoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin ceux, qui sans hésiter,&lt;br /&gt;Par conviction, par cupidité,&lt;br /&gt;Souvent par méchanceté,&lt;br /&gt;Se vendent aux allemands,&lt;br /&gt;Font chasse aux résistants&lt;br /&gt;Et deviennent bientôt&lt;br /&gt;Des sbires de l’occupant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons enfin,&lt;br /&gt;À notre travailleur&lt;br /&gt;Dont la présence sans fin&lt;br /&gt;De ces vils occupants&lt;br /&gt;Apporte un grand malheur&lt;br /&gt;Et fait de ses enfants&lt;br /&gt;Des esclaves pour longtemps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va se rapprocher&lt;br /&gt;D’autres, bien animés,&lt;br /&gt;Pour aider les alliés&lt;br /&gt;A venir libérer&lt;br /&gt;Le pays occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme son employeur&lt;br /&gt;Travaille pour les allemands&lt;br /&gt;Et pour leur armement,&lt;br /&gt;Il va, les défier,&lt;br /&gt;Voler des documents&lt;br /&gt;Secrets et importants,&lt;br /&gt;Et puis les envoyer&lt;br /&gt;Au pays allié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ira même un jour&lt;br /&gt;S’envoler pour Londres,&lt;br /&gt;Revenir parachuté&lt;br /&gt;Après un court séjour&lt;br /&gt;En chevalier de l’ombre&lt;br /&gt;Aider les résistants&lt;br /&gt;À nuire à l’occupant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais hélas un beau jour&lt;br /&gt;Il sera dénoncé,&lt;br /&gt;Il sera arrêté.&lt;br /&gt;Et puis emprisonné.&lt;br /&gt;Au début du séjour,&lt;br /&gt;On lui fera la cour&lt;br /&gt;pour connaître ses complices.&lt;br /&gt;Il fera sacrifice&lt;br /&gt;De jamais dénoncer,&lt;br /&gt;De ne jamais trahir,&lt;br /&gt;De se taire, de souffrir&lt;br /&gt;Et même d’être martyr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis finalement,&lt;br /&gt;Le corps tout en sang&lt;br /&gt;Il sera ramené&lt;br /&gt;Sans autre ménagement&lt;br /&gt;Dans un local glacé&lt;br /&gt;Où il souffrira tant&lt;br /&gt;Mais en étant content&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que son réseau persiste&lt;br /&gt;A faire ce qui consiste&lt;br /&gt;Pour chasser l’occupant&lt;br /&gt;Et aider les alliés&lt;br /&gt;À rendre la liberté&lt;br /&gt;Aux peuples opprimés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis ce cruel occupant&lt;br /&gt;L’enverra dans un camp&lt;br /&gt;Dont nul vraiment ne sort.&lt;br /&gt;Car on sait que ce camp&lt;br /&gt;Est un camp de la mort,&lt;br /&gt;Où malgré qu’il a mal&lt;br /&gt;Il rendra le moral&lt;br /&gt;A tous ces camarades&lt;br /&gt;Qui luttent contre la mort,&lt;br /&gt;Contre le mauvais sort,&lt;br /&gt;En étant décidé&lt;br /&gt;De se voir libéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis un jour espéré,&lt;br /&gt;Viendront les alliés&lt;br /&gt;Pour le libérer,&lt;br /&gt;Lui permettre de rentrer&lt;br /&gt;Retrouver sa famille&lt;br /&gt;Pour une nouvelle vie&lt;br /&gt;Et ou, il oubliera&lt;br /&gt;son service comme A.R.A.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le récit véridique&lt;br /&gt;D’un gars de Belgique&lt;br /&gt;Tout fier de son drapeau&lt;br /&gt;Qu’il voit flotter bien haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui fut vite reconnu&lt;br /&gt;Comme un vrai militaire.&lt;br /&gt;Qui s’était bien battu&lt;br /&gt;Pendant l’horrible guerre,&lt;br /&gt;En étant un agent&lt;br /&gt;Du Service de Renseignement&lt;br /&gt;Et d’Action, et se souvenant,&lt;br /&gt;Qu’étant rentré vivant,&lt;br /&gt;Il devait penser à ceux Décédés sans espoir,&lt;br /&gt;Et rester fidèle&lt;br /&gt;Au Devoir de Mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;André MAILLARD&lt;br /&gt;(08-07-2008)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3007837839379209677?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3007837839379209677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3007837839379209677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/130-am-posie-rsistance-et-souffrance.html' title='130-am : Poésie : Résistance et Souffrance = Liberté'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7245167995553956693</id><published>2008-11-30T10:00:00.029-08:00</published><updated>2008-11-30T16:17:16.280-08:00</updated><title type='text'>129-am : Poème : l'orage et le chêne</title><content type='html'>L’orage tonne au loin&lt;br /&gt;Bien au-delà de Vedrin,&lt;br /&gt;Le ciel devient tout noir&lt;br /&gt;Comme si c’était le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la foudre a touché&lt;br /&gt;Un chêne centenaire&lt;br /&gt;Qui avant de tomber&lt;br /&gt;Se souvient de la guerre&lt;br /&gt;Qu’il a subie naguère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avant de tomber,&lt;br /&gt;Il revoit son passé&lt;br /&gt;Et des moments heureux&lt;br /&gt;Où des amoureux&lt;br /&gt;Venaient graver un cœur&lt;br /&gt;Pour dire leur ardeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la cloche de sonner&lt;br /&gt;Pour annoncer au monde&lt;br /&gt;Qu’un enfant nous est né&lt;br /&gt;Et viendra égayer&lt;br /&gt;Tant de gens à la ronde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il revoit, désespoir,&lt;br /&gt;Passer le corbillard&lt;br /&gt;D’un brave que la guerre&lt;br /&gt;A conduit au cimetière&lt;br /&gt;Car revoici la guerre&lt;br /&gt;Avec toutes ses misères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde défiler&lt;br /&gt;Autant de réfugiés&lt;br /&gt;Qui fuient l’ennemi&lt;br /&gt;De nos pays conquis,&lt;br /&gt;Et qui, évacués&lt;br /&gt;Se sont fait mitrailler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sent encore ses branches&lt;br /&gt;A moitiés décharnées&lt;br /&gt;Soutenir les corps&lt;br /&gt;De soldats suppliciés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il voit ce résistant&lt;br /&gt;Caché derrière son tronc&lt;br /&gt;Attendre patiemment&lt;br /&gt;Le passage d’un camion&lt;br /&gt;Conduit par un allemand&lt;br /&gt;Qu’il va exécuter&lt;br /&gt;Avant de s’en aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais seule la foudre&lt;br /&gt;Pouvait en décider,&lt;br /&gt;De le faire tomber&lt;br /&gt;Electrocuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire pénible&lt;br /&gt;D’un chêne centenaire&lt;br /&gt;Qui finit sa carrière&lt;br /&gt;Pendant une guerre horrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(André Maillard 08-0702)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7245167995553956693?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7245167995553956693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7245167995553956693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/129-am-pome-lorage-et-le-chne.html' title='129-am : Poème : l&apos;orage et le chêne'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-2955325567920582886</id><published>2008-11-30T10:00:00.028-08:00</published><updated>2008-11-30T16:15:39.132-08:00</updated><title type='text'>128-am : La libération de Namur ... et après ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;LE JOUR DE LA LIBÉRATION A NAMUR ET APRES ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Jour d'allégresse et jour de joie ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pas pour tout le monde !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et enfin voici venir la Libération. Et dans de telles heureuses circonstances, le bouche à oreille fonctionne très vite tel un tam tam qui résonne parmi les ruines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, voilà nos libérateurs entrés à Namur peu après un dernier accrochage avec une poignée de Résistants Place Falmagne à Salzinnes, Vite, il faut aller à Namur pour les applaudir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans plus attendre, me voilà parti. Pas facile car le pont sur la Sambre qui relie Salzinnes au centre ville a sauté. Ce qu’il en reste, ce sont les rails du tram de la ligne 5 maintenus tordus par leurs billes qui baignent dans le fleuve pour remonter de l’autre côté. Le passage relève de l’exploit du  funambule mais je suis jeune : je passerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque j’arrive en courant devant la gare, les Alliés sont à l’arrêt bloqués par une foule immense qui aurait été bien plus dense encore si un peu avant, la ville de Namur n’avait été bombardée avec plus de quatre cents morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liesse est grande, les femmes, souvent jeunes, grimpées sur les véhicules, embrassent les soldats, d’autres dansent gaiement, ou virevoltent en folles farandoles, certains ont même amené la bonne bouteille soigneusement conservée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je n’éprouve nulle envie de me joindre à cette folle ambiance. Je suis là sur le trottoir face à l’hôtel de Flandre. Je scrute dans le détail les personnes de ce groupe exubérant. Je reconnais incidemment l’ un ou l’autre et je me demande quels sont ceux, de bonne conscience, qui viennent fêter la fin de tant d’années de misères, d’années perdues, d’années à attendre, parfois en écoutant en sourdine la BBC, d’années à se demander s’il y aura à manger le lendemain … Ces gens au cœur qui éclate de joie sont avides des  libertés et des sécurités enfin retrouvées, certains  avec l’espoir du retour prochain d’un être cher. Mais sont là aussi ceux qui regrettent la fin des années grasses, la fin du commerce noir : ils n’ont qu’un sourire amer aux lèvres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut- être suis-je devenu taiseux, restant à l’écart de toute festivité comme pendant la guerre où il fallait se protéger de tout et de tous, en somme rester une taupe entre quelques taupes … se taire pour éviter de  dire ce qu’il ne faut pas et rester sur ses gardes pour sa sécurité et celle des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis reparti passant devant la demeure du gouverneur Bovesse et là, je me souviens m’être dit : « pourquoi tant de barbarie dans ce monde ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques semaines plus tard, j’assiste une fois encore à des scènes d’une rare exaltation et de bonheur intense. C’est le retour de nos prisonniers militaires libérés de leur stalag (camp de soldats) ou de leur oflag (camp pour officiers). Puis c’est le retour des prisonniers politiques sortis des camps de concentration telles des épaves humaines n’ayant même plus la force de sourire mais ayant eu le courage de résister à l’anéantissement pour venir s’éteindre chez eux parmi les leurs lentement et sans bruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les dernières luttes, viendra le drame des bombes volantes, de l’offensive des Ardennes, du plan Marchal aidant l’Allemagne à se reconstruire (nous manquons de tout chez nous aussi, alors chez eux, le charbon devient indispensable), les grandes décisions politiques mondiales provoqueront la guerre froide, tandis que la construction du mur de la honte entre les deux Allemagne à Berlin séparera les familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et notre beau pays, qu’est-il devenu ? Notre pays Belgique, pour la liberté  duquel tant de femmes et d’hommes se sont battus et sont morts à cause de tous les sévices subits, s’efforcent d’oublier la guerre, ses souffrances, et ses victimes. Ils oublient tellement qu’aujourd’hui, il se murmure du bout des lèvres un  vague Devoir de  Mémoire envers ces Combattants.  Ce pays va-t-il continuer à vivre dans l’indifférence comme si rien ne s’était passé en 1940-45 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rejoignons les rangs de nos Anciens Combattants. Faisons-nous membre d’une association patriotique, rien qu’une seule, celle où nous en connaissons un que nous croisons de temps à autres et à qui nous n’avons jamais adressé la parole. Aidons-les à nous livrer leurs expériences en les assistant à témoigner avec les moyens modernes de communication ? Allons au-delà des silences du passé. Ce sont les fondations de notre immeuble Belgique que nous allons découvrir tout à côté de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, se souvenant du passé, nous pourrons nous tourner vers un avenir de paix. C’est une paix gagnée au prix du sang. C’est une paix qui devient civisme et respect dans l’exemple. C’est le respect du don de soi pour les générations futures. C’est notre génération qui en hérite et la transmet. Devenons les nouveaux anciens combattants pour la paix.-&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-2955325567920582886?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2955325567920582886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2955325567920582886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/128-am-la-libration-de-namur-et-aprs.html' title='128-am : La libération de Namur ... et après ?'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-5758119424114810968</id><published>2008-11-30T10:00:00.027-08:00</published><updated>2008-11-30T16:13:02.701-08:00</updated><title type='text'>127-am : Buchenwald et ses kommandos</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de personnes ont la vision d’un camp de concentration totalement clos dans lequel on entre par la grande porte et ne sort jamais si ce n’est par la cheminée … Buchenwald, la vallée des hêtres !  Il n’en est rien. Mais avant d’en parler, rappelons l’origine de ce camp.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa construction est envisagée en 1936 et sa réalisation en 1937. Au départ, il est destiné à recevoir les opposants au régime hitlérien. Les premiers occupants sont allemands : communistes, francs-maçons, homosexuels, tziganes, catholiques, protestants et juifs. Les 149 premiers occupants y arrivent le 19 juillet 1937, suivis rapidement par des opposants au régime hitlérien, Les droits communs appelés les triangle verts à cause de ce signe qu’ils portent sur leur vêtement sont chargés par des S.S. (Schutzstaffelns,  pour escadrons de protection) d’opérer les exterminations des personnes incarcérées. C’est avec l’arrivée des détenus étrangers civils et militaires que le camp prend des proportions gigantesques jusqu’en avril 1945. C’est en 1939 que l’on commence la  construction des fours crématoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’augmentation croissante des effectifs du camp nécessite la formation d’équipes qui vont prendre en charge l’organisation et la survie du camp. Ces équipes prendront le nom de kommandos. Au-delà des équipes chargées des préoccupations internes du camp, il y aura aussi les équipes externes. Elles sortiront du camp pour exécuter les travaux directement liés à l’industrie de guerre, d’autres participeront à l’extraction de la pierre, d’autres encore construiront une ligne de chemin de fer, et d’autres enfin seront affectés au percement de tunnels destinés au montage des bombes volantes (V1 et V2) ou à l’exploitation souterraine de mines de cuivre (malachite). Certains kommandos seront affectés au déblaiement des ruines résultants des bombardements Alliés …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les détenus qui sortent du camp en kommandos de travail, il y ceux qui restent sur le territoire contrôlé par le commandant du camp. Ils sont utilisés en moyenne (11) onze heures par jour pour un travail très dur qui se fait souvent dans des conditions inhumaines par tous les temps et sans aucune protection ni tenue adaptées.  Ces hommes doivent soulever des blocs de pierre et les transporter rapidement sous les coups de cravache, l’estomac tenaillé par la faim et dans un grand état d’épuisement. On comprend  que ces hommes soient rapidement victimes d’infections pulmonaires graves. D’autres kommandos se rendent dans les usines toutes proches contrôlées par les S.S. comme la D.A.W. (équipements militaires), GUSTLOFF (fusils), Firma JUNKER (techniques sous-terraines de forage ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ces kommandos rentrant au camp principal il y a ceux qui sont transférés loin de Buchenwald. Ils sont regroupés dans des camps secondaires. Leur mission consiste à répondre à la forte demande de main-d’œuvre dans les entreprises contrôlées par les S.S., mais aussi dans des entreprises industrielles privées comme IG-Farben, BMW, Junker …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains sont envoyés à Cologne pour désamorcer des bombes non explosées ou réparer des wagons endommagés, mais aussi d’autres à Duisbourg, à Essen, Halberstadt, Schert, etc …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comptera jusqu’à 186 kommandos. Dans ceux-ci, nous trouverons des Résistants qui vont tout mettre en œuvre pour ralentir le travail et le saboter, chacun selon ses moyens et ses compétences. Tous font le maximum pour ne pas se faire prendre pour éviter la condamnation à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la vie semble tant soit peu plus facile au sein de certains kommandos, tous ne peuvent que constater leurs morts, soit d’épuisement, soit de faim, ou malheureusement tombés sous les bombes des Alliés. On constate même des victimes dans le camp de Buchenwald, où tombent des bombes destinées aux usines environnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre but est d’évoquer l’existence de kommandos extérieurs. Nous n’avons dés lors pas évoqué les meurtres, les coups mortels, les exécutions sommaires, la faim, le froid, la maladie, les expériences médicales pratiquées par des médecins devenus bourreaux. Ce sont toutes les souffrances des détenus venus d’Allemagne et de tous les pays occupés à qui  la fumée des crématoires rappellera continuellement qu’ils sont là pour être exterminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des actes d’égoïsme mais aussi un grand nombre d’actes de solidarité qui permettent à pas mal de détenus de survivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de mon texte j’écris qu’on rentre dans le camp de Buchenwald par la grande porte pour en sortir par la cheminée. C’était là les atroces perspectives d’un régime impitoyable et meurtrier. Mais l’impensable est arrivé : la perte de la guerre, la fin d’un empire allemand qui n’a pas réussi sa domination du monde : le Reich (royaume) s’est effondré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pris par la peur que les preuves de leurs bas instincts ne soient connus, et dans la crainte d’être détenus à leur tour et de devoir rendre des comptes, les S.S. décideront d’évacuer le camp de Buchenwald en plein hiver au début 1945. A ce moment, l’effectif des détenus n’est plus que de 21.500. Et dire qu’il a dépassé le nombre de 86.000 dont 56.000 ont été exterminés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs camps évacuèrent à peu près au même moment malgré les efforts des détenus pour retarder cette évacuation en espérant la libération par les Alliés Américains et Russes. Beaucoup ont été contraints à partir. Marcher, … marcher parfois pendant 10 jours, affamés, épuisés, les malades qui s’arrêtaient étaient de suite abattus par les S.S. que la défaite rendait de plus en plus furieux. Nombreux sont ceux qui tombèrent à quelques heures de leur libération.&lt;br /&gt;                                                 &lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Note :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les souffrances atroces  infligées à ces détenus doivent nous rappeler que nombreux sont ceux qui ont  perdu la vie à Buchenwald pour avoir refusé la domination allemande et contribué à l’effort des Alliés pour nous rendre la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi eux de nombreux Agents du Service du Renseignement et de l’Action  pour lesquels nous vous invitons à soutenir le DEVOIR de MEMOIRE en devenant membre sympathisant à la R.U.S.R.A., Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Seuls, nous ne pouvons rien car les préoccupations de la vie nous font vite oublier ces héros. Ensemble, nous pouvons défendre les valeurs de liberté de nos héros  en souscrivant au Devoir de Mémoire.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-5758119424114810968?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5758119424114810968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5758119424114810968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/127-am-buchenwald-et-ses-kommandos.html' title='127-am : Buchenwald et ses kommandos'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-630992859770307073</id><published>2008-11-30T10:00:00.026-08:00</published><updated>2008-11-30T16:09:46.375-08:00</updated><title type='text'>126-am : Hitler : chronologie et croquis du dictateur</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Né le 20 avril 1889 à Braunau-am-Inn&lt;/strong&gt; (Autriche-Hongrie ), Hitler est intégré en 1911 dans l’armée allemande. Il est blessé pendant la guerre 14-18 et acquiert le grade de caporal. Brillant orateur, il adhère au Parti Ouvrier allemand où il rencontre Hermann Göring (Rosenheim 12.01.1893 + 15.10.1946 Nurenberg) et Ernst Roehm (Munich 28.11.1887 - + Munich 02.01.1934).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/STMqbUFHKVI/AAAAAAAAALU/tQrHuHrnQ_s/s1600-h/croquis+d%27Hitler.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5274606237315967314" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 147px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/STMqbUFHKVI/AAAAAAAAALU/tQrHuHrnQ_s/s400/croquis+d%27Hitler.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Chef de Parti National des Ouvriers depuis 1921&lt;/strong&gt;, il participe en 1923 à Munich à un putsch qui échouera et lui vaudra 5 ans de prison. C’est là qu’il va écrire Mein Kampf. Chef du parti nazi en 1923, il s’attache les services de Heinrich-L. Himmler. Ernst Roehm exilé en Bolivie rentrera en Allemagne en 1930 pour être assassiné le 2 janvier 1934 à Munich dans la prison de Stadelheim sur ordre de Göring et Himmler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son arrivée au pouvoir, Hitler obtient vite l’adhésion d’une grande majorité des allemands qui voient en lui l’homme qui va redresser le pays et le venger de l’humiliation subie par le traité de Versailles 28.06.1919. Ce traité impose à l’Allemagne des clauses territoriales, militaires et économiques (dommages de guerre).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;CHRONOLOGIE 1933 à 1946&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27-02-1933 ; incendie du Reichstag - 4.000 communistes arrêtés ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-06-1933 : signature du pacte de Rome ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-06-1934 : nuit des longs couteaux (opposants assassinés ou emprisonnés ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;02-08-1934 : Hitler devient chancelier de Reich ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16-03-1935 : rétablissement du service militaire obligatoire ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-03-1936 : récupération de la Rhénanie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12-03-1938 : annexion de l’Autriche (le 13 ; c’est l’Anschluss) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29-09-1938 : intégration des Sudètes avec l’accord de Neville Chamberlain (GB), Edouard Daladier (F) et Benito Mussolini (I) à Munich ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-09-1938 : Nuit de Cristal (les vitrines des commerçants juifs sont brisées) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;09-11-1938 : annexion de la Tchécoslovaquie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23-08-1939 : invasion de la Pologne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;03-09-1939 : déclaration de guerre de la France à l’Allemagne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;04-09-1939 : la Grande Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10-05-1940 : invasion de la Belgique, de la Hollande, et occupation du Grand-Duché de Luxembourg ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28-05-1940 : capitulation de la Belgique et de la Hollande ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-10-1940 : invasion de la Roumanie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1940 - 1941 : poursuite édification camps de concentration : Auschwitz, Ravensburg, Buchenvald, Birkenau, Treblinka et autres ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;06-03-1943 : arrêt des déportations en masse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;02-02-1943 : capitulation du Général Paulus à Stalingrad ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-05-1943 : libération de Tunis, l’Afrikakorps quitte l’Afrique du Nord ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;06-06-1944 : débarquement des Alliés en Normandie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-04-1945 : Hitler épouse Eva Braun à Berlin et se donent la mort&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-05-1945 : capitulation de la Wehrmacht(Armée Allemande) à Reims ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;08-05-1945 : cérémonie de reddition sans condition de l’Allemagne à Berlin ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1945 -1946 : procès des principaux criminels de guerre nazis à Nuremberg&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (RUSRA) est une asbl qui a pour objet de maintenir un esprit d‘idéal et d’union patriotiques inspirés par les actions durant la guerre de ses 18.000 Agents reconnus. Elle constitue une force morale destinée à promouvoir, diriger et coordonner les initiatives des Agents du Renseignement et de l‘Action et leurs ayants droit. Elle assure leur représentation auprès des Autorités et est totalement indépendante des affaires politiques, philosophiques ou linguistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que les Agents du Renseignement et de l’Action ont pendant la guerre joué un rôle efficace dans la victoire des Alliés en payant un lourd tribu : Agents fusillés, morts en captivité et en camps de concentration ou décédés des séquelles de leur internement. Honorant ses morts, la R.U.S.R.A. entend rester fidèle et promouvoir le Devoir de Mémoire que chaque citoyen leur doit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;adresse électronique : &lt;a href="mailto:rusra-kuiad@skynet.be"&gt;rusra-kuiad@skynet.be&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-630992859770307073?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/630992859770307073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/630992859770307073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/126-am-hitler-chronologie-et-croquis-du.html' title='126-am : Hitler : chronologie et croquis du dictateur'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yQx7F7c_2Ms/STMqbUFHKVI/AAAAAAAAALU/tQrHuHrnQ_s/s72-c/croquis+d%27Hitler.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-2149472549626803435</id><published>2008-11-30T10:00:00.025-08:00</published><updated>2008-11-30T16:01:22.780-08:00</updated><title type='text'>125-am : Hitler, chronologie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Né le 20 avril 1889&lt;/span&gt; à Braunau-am-Inn (Autriche-Hongrie ), Hitler est intégré en 1911 dans l’armée allemande. Il est blessé pendant la guerre 14-18 et acquiert le grade de caporal. Brillant orateur, il adhère au Parti Ouvrier allemand où il rencontre Hermann Göring (Rosenheim 12.01.1893 + 15.10.1946 Nurenberg) et Ernst Roehm (Munich 28.11.1887 - + Munich 02.01.1934).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Chef de Parti National des Ouvriers depuis 1921&lt;/span&gt;, il participe en 1923 à Munich à un putsch qui échouera et lui vaudra 5 ans de prison. C’est là qu’il va écrire Mein Kampf. Chef du parti nazi en 1923, il s’attache les services de Heinrich-L. Himmler. Ernst Roehm exilé en Bolivie rentrera en Allemagne en 1930 pour être assassiné le 2 janvier 1934 à Munich dans la prison de Stadelheim sur ordre de Göring et Himmler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son arrivée au pouvoir, Hitler obtient vite l’adhésion d’une grande majorité des allemands qui voient en lui l’homme qui va redresser le pays et le venger de l’humiliation subie par le traité de Versailles 28.06.1919. Ce traité impose à l’Allemagne des clauses territoriales, militaires et économiques (dommages de guerre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;CHRONOLOGIE 1933-1946&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27-02-1933 ; incendie du Reichstag - 4.000 communistes arrêtés ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-06-1933 : signature du pacte de Rome ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-06-1934 : nuit des longs couteaux (opposants assassinés ou emprisonnés ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;02-08-1934 : Hitler devient chancelier de Reich ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16-03-1935 : rétablissement du service militaire obligatoire ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-03-1936 : récupération de la Rhénanie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12-03-1938 : annexion de l’Autriche (le 13 ; c’est l’Anschluss) ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29-09-1938 : intégration des Sudètes avec l’accord de Neville Chamberlain (GB), Edouard Daladier (F) et Benito Mussolini (I) à Munich ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-09-1938 : Nuit de Cristal : les vitrines des négociants juifs sont brisées ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;09-11-1938 : annexion de la Tchécoslovaquie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23-08-1939 : invasion de la Pologne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;03-09-1939 : déclaration de guerre de la France à l’Allemagne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;04-09-1939 : la Grande Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10-05-1940 : invasion de la Belgique, de la Hollande, et occupation du Grand-Duché de Luxembourg ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28-05-1940 : capitulation de la Belgique et de la Hollande ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-10-1940 : invasion de la Roumanie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1940 - 1941 : poursuite de l'édification de camps de concentration : Auschwitz, Ravensburg, Buchenwald, Birkenau, Treblinka et autres ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;06-03-1943 : arrêt des déportations en masse ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;02-02-1943 : capitulation du Général Paulus à Stalingrad ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-05-1943 : libération de Tunis, l’Afrikakorps quitte l’Afrique du Nord ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;06-06-1944 : débarquement des Alliés en Normandie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30-04-1945 : Hitler épouse Eva Braun à Berlin et se donnent la mort ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;07-05-1945 : capitulation de la Wehrmacht (Armée Allemande) à Reims ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;08-05-1945 : cérémonie de reddition sans condition de l’Allemagne à Berlin ;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1945 -1946 : procès des principaux criminels de guerre nazis à Nuremberg&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (RUSRA) est une asbl qui a pour objet de maintenir un esprit d‘idéal et d’union patriotique inspirés par les actions durant la guerre de ses 18.000 Agents reconnus. Elle constitue une force morale destinée à promouvoir, diriger et coordonner les initiatives des Agents du Renseignement et de l‘Action et leurs sympathisants. Elle assure leur représentation auprès des Autorités et est totalement indépendante des affaires politiques, philosophiques ou linguistiques.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-2149472549626803435?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2149472549626803435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2149472549626803435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/125-am-hitler-chronologie.html' title='125-am : Hitler, chronologie'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-1256077711592788670</id><published>2008-11-30T10:00:00.024-08:00</published><updated>2008-11-30T15:54:47.910-08:00</updated><title type='text'>124-am : Les allemands n'étaient pas tous nazis !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Mailard, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il faut remonter à l’invasion de notre pays en août 1914 pour comprendre l’animosité que les Belges manifestaient envers les Allemands. Des atrocités ont été commises par les Uhlans. Il s’agissait de cavaliers légers armés de lances, d’épées et de carabines très rapides pour l’époque. Leurs tristes exploits étaient encore présents dans les mémoires à la veille de la deuxième guerre mondiale. L’armée allemande comprenait pas moins de 26 régiments de ce type.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit  de citer quelques exemples d’atrocités collectives comme à Dinant avec ses 600 civils exécutés, ou à Tamines avec de nombreux civils exécutés sommairement, ou individuelles comme à Vedrin avec cet homme très âgé attaché sur une brouette bourrée de paille. Les uhlans y boutent le feu : l’homme est brûlé vif . Toutes ces exécutions avaient pour motifs des coups de feu tirés par des soldat français francs-tireurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix-huit ans plus tard, les belges apprennent que les troupes d’Hitler ont prêté main forte aux troupes du général espagnol Franco (Chef du Mouvement Nationaliste durant la guerre civile d’Espagne de 1936 à 39). En 1937, l’aviation allemande commandée par le général Goering  (proche collaborateur d’Hitler) bombarde la petite ville espagnole de Guernica y Luno. Certains belges se demandèrent alors si ces actions n’étaient pas des exercices de préparation à d’autres guerres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en 1936, les belges ont d’autres préoccupations et notamment la campagne pour les élections nationales qui oppose le premier Ministre Paul Van Zeeland au chef du parti rexiste Léon Degrelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, Hitler a décidé que l’Allemagne devra vivre en autarcie (état économique d’un pays qui se suffit à lui-même). Les nouvelles sont rigoureusement contrôlées. Le peuple n’est même pas capable d’interpréter les nouvelles d’un journal d’autant plus que la possession d’un poste de radio est rare ! Au début, ni nos dirigeants ni le peuple ne prennent le réarmement de l’Allemagne au sérieux. Tous sont fiers et forts de la neutralité instaurée. Et lorsque les bruits de bottes allemandes commencent à résonner, c’est avec une incroyable candeur que le peuple est rassuré par les déclarations  solennelles des Chamberlain et autre Daladier (Premier Ministre anglais et Ministre français) ainsi que par les pactes de non agression signés par le Chancelier allemand. D’ailleurs les étrangers sont bien accueillis en Allemagne (11e Olympiade à Berlin du 1er au 16 août 1936). Dans nos rues se répand le bruit que les chars allemands sont en carton ? On met deux doigts sous les narines en signe de dérision en faisant allusion à la moustache du führer. Dans les cinémas, les actualités filmées montrent le peuple autrichien accueillant les allemands à bras ouverts avec des drapeaux aux fenêtres. Bref, il s’agit de situations bien éloignées des réalités allemandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1933, Hitler est en prison et rédige sa bible qui allait servir de base pour ses actions futures. Gravissant tous les échelons il prend rapidement les rennes du pouvoir pour devenir en 1923 le chef du parti nazi accompagné de Goering et Himmler. C’est Himmler qui est chargé de la création des futurs camps de concentration. Dès 1921, Hitler aidé de Röhm fonde les sections d‘assaut dites aussi les chemises brunes et un peu plus tard ce sera le tour de la police très spéciale, la gestapo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant s’il avait vécu sans cette hargne à éliminer tout juif et les exclus de la société, et sans supprimer tous ses opposants politiques, … s’il avait  organisé l’Allemagne vers davantage de démocratie, … s’il n’avait pas décidé d’étendre son pouvoir sur toute l’Europe géographique, … … son passage aurait été bénéfique ? Car dans les premiers mois de son accession au pouvoir,  il a sorti son pays du marasme économique résultant des conditions imposées par le Traité de Versailles (28 juin 1919) suite à la capitulation de 1918.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de cela, de très nombreux citoyens allemands doivent bien conclure que c’est un monstre qui les dirige. Et à tous ceux qui ne veulent pas accepter sa doctrine, ni se plier à sa discipline, ni penser comme lui, il va vite démontrer une intolérance absolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 février 1933, sous le prétexte d’un acte commis par un communiste qui incendie le Reichstag, il fait arrêter 4.000 communistes. Le  30 juin 1934, il lance la nuit des longs couteaux au cours de laquelle de nombreux opposants politiques sont soit assassinés, soit envoyés dans des camps. Les nombreux opposants continueront à être dirigés vers les camps ou la souffrance ne sera qu’un avant-goût de la mort jusqu’en avril 1945. Le 9 septembre 1938, il organise la nuit de cristal.  Les vitrines des commerces appartenant aux juifs sont brisées. Les premiers assassinats et incarcérations « parce que juifs » sont perpétrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous le haut commandement de Himmler, des camps vont se développer et s’agrandir en permanence à Auschwitz, Birkenau, Buchenwald, Ravensburg, Treblinka, …  pour ne citer que les plus importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De 1941 à 1942, Hitler a déjà fait éliminer 70.000 malades mentaux et handicapés. En plus des juifs, des homosexuels, des tziganes, des francs–maçons, … des religieux catholiques et protestants viennent rejoindre les opposants au régime hitlérien qui continuent d’arriver . Hélas, ce sont aussi des résistants de tous les pays occupés comme des prisonniers soviétiques qui vont s’y entasser. Tous sont condamnés à mourir gazés, exténués, affamés, pendus, fusillés,  décapités, mutilés ou victimes des expériences médicales, ou disparaîtront à jamais dans les fours crématoires. Les « ss » aidés des « kapos » ces criminels de droit commun vont faire régner la terreur disciplinaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Quelle fût la résistance des allemands au régime politique et à la machine de guerre ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Plusieurs attentats pour supprimer Hitler échouent. Le plus célèbre reste celui du 20 juillet l944  à  Rastenburg connu sous le nom de Opération Walkyrie. C’est le résultat d’une conspiration d’officiers supérieurs de l’armée régulière (Wehrmacht). Le Comte Stauffenberg, un brillant officier en est l’exécutant. Une bombe judicieusement placée doit tuer Hitler, mais l’attentat échoue une fois de plus et de nombreux officiers reconnus conspirateurs sont exécutés. Ceux-ci croyant le dictateur mort avaient déjà lancé tout un processus devant aboutir à la paix : c’est ce qui permit de les identifier ! Stauffenberg sera le seul nom des victimes du nazisme que nous citerons car il n’est pas concevable de ne pas le nommer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Parmi les victimes du nazisme, il y eut de nombreux résistants allemands. Ce furent ceux qui souhaitaient l’élimination physique du dictateur via la force (attentat), mais aussi d’autres qui rédigeaient, imprimaient et distribuaient des tracts, ou des prêtres catholiques et des pasteurs  protestants (Hitler ne pouvait être supérieur à leur Dieu), ou encore des universitaires qui se révoltaient par la dénonciation de faits inacceptables (absence de la liberté d’expression) et les condamnaient en public. Il y en avait d’autres qui sabotaient l’effort de  guerre, … la liste est longue, heureusement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces résistants ont été arrêtés tout comme les nôtres, souvent par idéalisme et manque de méfiance et de discrétion. Ils n’hésitaient pas à émettre leurs commentaires en public, ou que leur hostilité au régime fût dénoncée par leurs propres enfants conditionnés à cette fin dans les  jeunesses hitlériennes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans tenir compte des juifs arrêtés, en avril 1939 il a été relevé plus de 300.000 détenus politiques  victimes de la police spéciale (« ss ») et de leurs collaborateurs. Tous les allemands n’étaient pas tous des nazis.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-1256077711592788670?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/1256077711592788670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/1256077711592788670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/124-am-les-allemands-ntaient-pas-tous.html' title='124-am : Les allemands n&apos;étaient pas tous nazis !'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4787196411955262935</id><published>2008-11-30T10:00:00.023-08:00</published><updated>2008-11-30T15:51:59.983-08:00</updated><title type='text'>123-am : Evolution des mentalités face à l'occupant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, Agent ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ennemi venait d’Allemagne … ou le Regard d’un Résistant à diverses époques de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n'est pas un cour d'histoire : il vise simplement à voir le vécu de la guerre par les yeux d'un enfant, d'un adolescent, d’un adulte, d'un vieillard …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1937, j'avais 8 ans, C’est l'âge où l'on commence à s'intéresser à ce qui se passe dans le monde, et à comprendre la période agitée de son enfance. Car cette période est très mouvementée. Et annonce la période de guerre qui débute en 1936. Les informations n’arrivent que lentement : les techniques de communication mettent plusieurs jours pour répandre l’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Japon a déclaré la guerre à la Chine. On sait peu de chose sinon que les actualités cinématographiques montrent des troupes en mouvement, voire en action : des villages brûlent. Mais ce qu'on ne sait pas, et je l'apprendrai après la guerre, c'est que cette guerre fera une hécatombe énorme avec 1.100.000  victimes côté Japon et 3.220.000 coté chinois. A ce chiffre, il faut ajouter 9 millions de victimes civiles chinoises. Ce qu'on ne sait pas non plus, c'est que le Japon fait usage d’armes chimiques sur les soldats et les civils chinois, comme Saddam Hussein le fera plus tard sur les kurdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mémoire de gamin, je retiens l'invasion de Barcelone en Espagne par les phalangistes conduit par leur chef  Franco. Des images de source espagnole montrent des sacrilèges dans les églises.  Mon intérêt se porte vers les gosses de mon âge évacués hors de leur pays. Carmélo devient mon grand ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi à cette époque que l’armée allemande plombe le ciel espagnol quand la brigade Condor est rejointe par les sympathisants italiens et autres idéalistes pour soutenir Franco. Ce qui m’a frappé à l'époque, c’est la destruction totale par les bombardement aériens de cette brigade Condor des villes de Guernica et Luno située en Pays Basque (dans le nord espagnol). C’était le seul sujet de conversation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, en Belgique, on assiste à de nombreux débats politiques enflammés. J'habite à Bruxelles-Schaerbeek en 1936. Un grand meeting contradictoire se tient au Palais des Sports, avenue Louis Bertrand. Le Ministre Van Zeeland s’oppose au député Léon Degrelle.  Je suis frappé par la violence des sympathisants de Degrelle qui, devant moi, font dérailler le tram 64 tandis que les gendarmes interviennent à cheval, sabre au clair. C’est ce qui me rendra hostile à Degrelle bien avant qu'il ne devienne un ardent défenseur  des théories hitlériennes. Ambitieux, il sera nommé par Hitler lieutenant colonel de l’armée allemande, et chef des wallons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la montée d'Hitler, les réflexions les plus absurdes se répandent chez nous. On disait que les allemands n'avaient que des chars en carton pâte. On chantait gaiement : "nous irons pendre notre linge sur le ligne Siegfried " (ligne de défenses fortifiées opposées à la ligne française Maginot).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, ce fut la stupéfaction, car tout ce qu'on avait montré de rassurant comme la visite du français Daladier avec Chamberlin à la Chancellerie du Reich,  était brutalement effacé, L'Allemagne envahissait la Pologne. L'Angleterre et la France déclaraient la guerre à l'Allemagne. Ce qui m'a frappé, comme garçon revenant la nuit de l'Expo Universelle de Liège et en train international, c'était de voir que mon wagon était plein de polonais fuyant leur pays vers la France. On commença à voir dans les actualités l'avance fulgurante des troupes allemandes, les blindés en progression accélérée et les lance-flammes en action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parlait de l’Anschluss ou annexion de l'Autriche à l’Allemagne. Le peuple autrichien massé le long des routes acclamait les troupes bras tendu vers le ciel avec de grand cris  Heil Hitler  et ces drapeaux à croix gammée pavoisant à toutes les fenêtres. On commençait à connaître les maîtres de la propagande comme Goebels. Aux murs de nos cuisines on commençait à voir la carte de l'Europe et les petites épingles indiquant la progression des ennemis … tout cela sans que le peuple belge ne se doute que ce serait bien vite son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On découvrit ce que signifiait la Blitz Krieg ou guerre éclair. J’étais au courant de l’invasion du Danemark et des attaques pour la prise du port de Narvik. Qui parlait de la Bohème, de la  Moravie, de l'Estonie, ou de la Lituanie … des pays cédés par Hitler à la Russie. La Finlande fut envahie par l'armée rouge et les actualités montraient les soldats finlandais tout de blanc vêtu en mimétisme parfait avec la neige munis de simples fusils glisser vers la mort face à une armée russe toute puissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entendais le chancelier Hitler haranguer ses sympathisants dans un discours violent récoltant une ovation incroyable à chaque phrase. On nous montrait des grands rassemblements, même la nuit aux flambeaux, Le peuple adulait l’orateur comme une idole. La jeunesse allemande en culottes courtes de cuir noir marchait au pas comme hypnotisée et participait avec un tel engouement frôlant l’hystérie. Faire du sport était une obligation de la nouvelle race en marche. En un mot, la jeunesse se retrouvait conditionnée pour lutter pour un ordre nouveau pouvant aller même jusqu’au sacrifice pour son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez nous, ces allemands exaltés et hystériques faisaient de plus en plus figure de pantins saluant du bras tendu un dictateur devenu leur Führer ou guide suprême d’une Allemagne surpuissante écrasant le monde entier et  d'où tous les juifs seraient exclus parce que impurs de leur race.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En  Belgique, on commençait à reparler des boches (du nom de la firme Bosch qui nous vendait des appareils électriques inconnus chez nous), des doryphores (allusion à la tenue grise de la Wehrmacht –force armée allemande-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, un beau jour de printemps, exactement le 10 mai 1940, ce fut notre tour en même temps que celui des hollandais et des français d’être envahis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 13 ans et ma première réaction a été de dire : on ne va pas à l'école !. Habitant Ronet dans le nord de la périphérie namuroise, on ne savait pas grand chose de bombardement de Namur (surtout la place Léopold) et de celui de l  ville de Jemelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 2è jour, un train s'arrêta au bout de mon jardin, Il était rempli de jeunes de 16 ans réquisitionnés pour être évacués. Un avion stuka arrive en piqué dans un sifflement strident et lâche deux bombes dont une dans notre jardin. Personne n’est blessé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me disais comment de tels hommes peuvent-ils être des monstres au point d'essayer de tuer des jeunes à peine plus âgés que moi ! La haine du ‘’boche’’ déjà incrustée dans mon cœur est montée d’un cran ce jour-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bombardement avait signé pour ma famille l'heure de l’évacuation : un train de marchandises jusque Lobbes, puis de voyageurs jusqu'à la frontière française à Erquelinnes où ma famille passe la nuit sous les bombardements et nous embarquons dans un wagon de marchandises qui nous conduit à travers la France jusqu'à Montpellier. Ensuite, nous déposons nos valises dans un village de vignerons, à Vendargues dans l'Hérault. Il y avait aussi dans ce village cantonné un régiment belge mis en réserve (de quoi ?). Le soir venu, entre le chant des grillons et ce soldat belge, résonnait ce chant " j'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours ton retour" qu'on écoutait avec la nostalgie du pays abandonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me sentais comme en vacances sous le soleil. Cette agréable atmosphère devait changer bien vite quand, la nouvelle circula de bouche à oreilles : le Roi Léopold III, mon Roi des Belges, avait capitulé ! Ce Roi proclamé " félon ", nous étions nous-mêmes devenus des réfugiés "félons".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mois de septembre a été le ois du retour. Notre tain est resté bloqué 8 jours à Châlon où se situait la ligne frontière de démarcation entre le monde libre ou non envahi et cet autre monde ‘’occupé’’ où nous nous rendions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprend vite conscience de la triste réalité en voyant ces affiches placardées un peut partout : … sera puni de mort … … et j’ai découvert qu'il y avait trois sortes d'ennemis qui formeront plus tard un seul et unique groupe d’assassins sauvages. Il y avait d’abord les aviateurs de Goering qui mitraillaient les colonnes de réfugiés tuant hommes, femmes et enfants surpris sur la route de l’exil, puis ensuite la Wehrmacht (armée de terre allemande), qui semblait avoir pour consigne de gagner la sympathie des belges (les cheminots qui logeaient chez l'habitant à Ronet nous saluaient au passage et disaient en français "malheur la guerre !" souvent en sortant la photo de leur épouse et de leurs enfants. Très vite, ces beaux sourires se transformeront en menaces grimaçantes assistés des collaborateurs et autres profiteurs belges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il y a ceux qui souhaitent que ça dure : des fortunes se font avec le marché noir. Il y en a d’autres qui attendent que cela se passe et écoutent cette radio anglaise (B.B.C.) interdite, mais ne veulent pas se mouiller. D’autres encore acceptent de s’engager par conviction ou par nécessité économique dans le travail obligatoire. Mais il y a aussi ceux qui refusent les injonction et rejoignent la résistance dans la clandestinité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a ceux qui se mettent au service des forces policières allemandes gestapo ou geheime Staatspolizei (police secrète de l’Etat) et deviennent ainsi des traîtres et des assassins notoires (à Namur, souvenons-nous de l'assassinat du gouverneur Bovesse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui refusent la collaboration avec l’ennemi s’engagent dans les mouvements patriotiques ou se mettent discrètement au service des Forces Alliées et deviennent des Agents du Service du Renseignement et de l'Action. Ils seront reconnus légalement comme Agent du Service du Renseignement et de l’Action et feront partie de l’Armée du Renseignement et de l’Action. Ces années de guerre sont très pénibles, très dures humainement et physiquement. Il y aura de nombreux morts et blessés. Mais ces années ont été malgré tout exaltantes pour ceux qui oeuvrent  quotidiennement et au risque de leur vie pour leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais 15 ans 1/2 et j'ai voulu être de ceux-là avec bien sur les missions confiées à ceux de mon âge : surveillance ou faire le guet pendant les émissions radio clandestines et pendant les réunions discrètes, ou la rédaction de fausses cartes d'identité, ou le convoyage de parachutés ou de chef et autres agents du  services de renseignement et d’action, ainsi que le transport de documents et de rapports d’observations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 1943 j'avais été mis en garde solennellement : être arrêté signifie torture, avant exécution par fusillade ou envoi dans un camp de concentration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai été fidèle à une seule et unique loi : tais-toi et fais ton devoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la sortie de la guerre, je suis âgé de 17 ans. J’étais sans nulle doute un des plus jeunes si pas le plus jeune agent de l’armée du renseignement et de l’action. J’ai été décoré plusieurs fois,  puis oublié de tous : il est vrai qu'étant en quelques sortes une taupe, les contacts avec les autres agents étaient à éviter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cause des atrocités commises par l’ennemi allemand et ses sbires nazis, j'ai gardé longtemps une haine féroce envers eux. Cette haine à commencer à s’estomper avec la poursuite de mes études en autodidacte. J’avais acquis une conviction qui devint ma devise :  " ce qu'un autre peut faire, tu peux le faire aussi". J’ai obtenu les reconnaissances universitaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, en accomplissant de nombreux voyage à l'étranger pour le travail ou des vacances, je refusais obstinément de mettre les pieds sur le sol allemand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je suis âgé de plus de 80 ans et avec le temps, j'ai compris que tous les allemands n'étaient pas des nazis, qu'ils avaient été conditionnés dès leur plus jeune âge pour devenir des machines à obéir et à tuer et, enfin, que c'est peut-être la télévision allemande qui est la plus critique vis-à-vis de toute ces guerres absurdes. C'est pourquoi j'ai fait mon deuil de la haine qui m’animait mais vis-à-vis de certains seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je recommencerais tout ce que j’ai fait. Non pas par manque  de patriotisme, car il est resté intact. Mais davantage par dégoût de la politique, sensée être l’organisation de la cité, et surtout dégoût de la presse qui ne soutient guère le Devoir de Mémoire dû aux Morts pour la Patrie, qui constituent les fondations-même de notre édifice Belgique, mais préfère réserver ses colonnes au seul Martyr Juif. Certes, je ne nie pas que la race juive ait été systématiquement anéantie dès l’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939. Mais cette presse oublie trop facilement tous les résistants armés ou non qui sont morts dans les camps après avoir été torturés en Belgique déjà, non pas pour leur race, mais pour leur engagement au service de leur patrie.-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epilogue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de raconter comment l’ennemi allemand était perçu par un enfant, puis un adolescent, lesquels attachaient  de l'importance à des situations de guerre qu'il avait vécues et se forgeait ainsi un jugement. Mais, je me dois de compléter cette approche en tenant compte de ce que j’ai appris après la guerre. Et il me faut remonter avant 1936 pour comprendre la suite des événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en 1921 que Adolf Hitler commence à faire parler de lui en créant le parti national-socialiste (NSDAP). Il ébauche des sections d'assaut (SA) avec lesquelles il tente en 1923 à Munich un putsch qui échoue et le conduit en prison où il écrira sa bible : Mein Kampf. Dans ce livre, il expose ses sentiments racistes et surtout anti-juifs auxquels il attribue tous les maux de la terre. Il accuse les juifs de dominer le monde … l’enjeu est la destinée du monde … Il n’y a pourtant que 1% de juif en Allemagne, tout comme en France d’ailleurs. Ses thèses portent leurs fruits dans une Allemagne humiliée par la défaite de 1918 et le traité de Versailles. Ce dernier a restitué  l'Alsace Lorraine à la France et impose d'autres cessions de terres, démilitarise et fixe à 20 milliards de marks-or le paiement au titre de dommages et réparations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajoutons à cela la terrible crise de 1929 avec son cortège de chômage et de misères et on comprend que le terrain est prêt pour une nouvelle ascension des nazis qui porteront Hilter au pouvoir avec le titre de Fuehrer du Reich, rêvant déjà de dominer l'Europe et d'en exterminer tous les juifs. On sait ce qui en résultat avec les annexions de territoires et les guerres qu'il déclencha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, pour ce qui nous préoccupe ici, il faut savoir que c'est dès son accession au pouvoir au début de 1933 qu'il créa la sinistre Gestapo ou Geheime Staatspolizei pour police d’Etat secrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sitôt à la tête de l’Etat allemand, le dictateur s’attaque au juifs (mai 1933, on brûle les livres …) et ordonne l'arrestation de tous les opposants au régime nazi et les envoie dans des camps. Pour convaincre le peuple, Hitler s'entoure de collaborateurs. Joseph Goebels, militant d’extrême droite 10 ans auparavant, est nommé ministre de la propagande et de l'information. Hermann Goering est nommé chef de la luftwaffe ou arme aérienne créée par une loi en mai 1935. C’est l’aviation militaire qui fit tant de morts sur nos routes avec ses avions stuka et qui fut à a base de la bataille d'Angleterre qui se déroula dans les airs. En 1938, on commence à brûler des synagogue et à casser toutes les vitres des magasins juifs, c’est la nuit de cristal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le peuple allemand est pris dans un étau : il faut être pour ou mourir, ou dénoncer ou être dénoncé et porter l'insigne de la croix gammée. C’est-à-dire se montrer bon nazi ou être exclus de la vie économique et sociale. Embrigadé dans les jeunesses hitlériennes, il fallait apprendre à ces jeunes à aller jusqu'à dénoncer les membres de leur propre famille s'il n'étaient pas pour le régime. Il fallait assister aux nombreuses parades de jour comme de nuit et tendre le bras vers le haut au point d'en avoir mal et savoir hurler "Heil Hitler" si on voulait trouver sa place dans la société allemande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hitler décide de créer des camps pour incarcérer les opposants à son régime fussent-ils allemands. Ces camps se développeront pour devenir les camps de concentration et d’extermination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces camps furent rassemblés plus d’un million de juifs, mais aussi plus de 500.000 autres personnes regroupant des tziganes, des homosexuels, des opposants politiques et de plus en plus de résistants de pays occupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces camps officiaient des hommes devenus tristement célèbres comme Adolf Eichman, Joseph Mengele, et les constructeurs des chambres à gaz (trop nombreux à citer ici) … bref tous les collaborateurs nazis fanatiques et responsables de millions de morts. Les prisonniers sont condamnées à mourir par le travail forcé, exténuant, ou par le froid, la faim, les exécutions sommaires, les expériences médicales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend mieux, que muselé le peuple allemand se laissa entraîner par ce qui, lui apparaissait au début comme prometteur d'un avenir meilleur, puis plus tard, se laissa envahir par la peur, conditionné. N’a-t-on pas vu des gamins de 16 ans se battre jusqu'à la mort pour leur fuehrer qui leur avait inculqué le "vaincre ou mourir" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, pourquoi, j'ai étouffé ma haine des allemands. Je réserve cette haine aux allemands qui ont été des brutes malfaisantes, des criminels de guerre, même au plus petit échelon alors que les grands initiateurs, eux, fortune aidant, on trouvé refuge, généralement sous de faux noms, en Amérique Latine surtout en Argentine, pays qui les accueillit, les protégea et refusa toujours leur extradition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls les tout grands criminels de guerre firent l'objet d'un procès spectaculaire à Nürenberg et lourdement condamnés, voire exécutés par pendaison quand ils ne se sont pas suicidés avant le verdict comme Goering.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà aussi pourquoi je suis convaincu, aujourd’hui, qu'il y a eu en Allemagne des citoyens qui ont souffert en silence, et qui n'ont pas pu ou n'ont pas su se rebeller contre le monstre qui les a entraînés dans ces sinistres destins et qui ont pleuré leur pays complètement détruit  tout en se réjouissant d'un retour à la démocratie pour un temps seulement pour certains puisque le mur de Berlin, mur de la honte, viendra couper leur pays en deux (République Fédérale Allemande et République Démocratique Allemande), avec la prospérité d'un côté,  et un manque de tout de l'autre avec  le drame des familles longtemps séparées. Aujourd’hui il n’y a plus qu’une Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est après mure réflexion que je me suis refusé d'être injuste vis-à-vis de ceux qui n'ont fait que subir et supporter et, à défaut de savoir qui était au courant des camps de concentration et qui ne l'était pas, en me disant aussi que le fils ne peut être responsable des actes de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que je me suis trouvé à dire Guten Morgen en entrant dans un ascenseur où se trouvaient des allemands.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4787196411955262935?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4787196411955262935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4787196411955262935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/123-am-evolution-des-mentalits-face.html' title='123-am : Evolution des mentalités face à l&apos;occupant'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-5899530376985244095</id><published>2008-11-30T10:00:00.022-08:00</published><updated>2008-11-30T15:50:18.331-08:00</updated><title type='text'>122-am : Sauvés par un petit bout de femme !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les pilotes abattus dans nos régions belges étaient sauvés par un petit bout de femme !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sait encore aujourd’hui que les pilotes en majorité anglais qui étaient abattus par la défense aérienne allemande au-dessus de la Belgique étaient récupérés et renvoyés en Angleterre via la France et l’Espagne, voire le Portugal ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La formation d’un bon pilote se déroulait sur plusieurs mois : quel gâchis en cas d’atterrissage en catastrophe. C’était aller à la pénurie de pilotes à brève échéance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à l’initiative d’une jeune femme de vingt cinq ans, décoratrice de formation, Andrée De Jongh, qu’un réseau de « récupérateurs » regroupait les pilotes tombés sur le sol belge et les convoyait de leur lieu de chute à leur lieu d’embarquement pour leur retour à la base dans un délai de deux à trois semaines et par tous les temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment était-ce possible, ces pilotes ne connaissaient ni le pays, ne pratiquait ni français, ni flamand ou si peu avec un accent terriblement anglais. Faire cela sans complicités était impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce le fût  avec l’aide de résistants, qui vont non seulement les récupérer, mais les nourrir et les habiller, et parler à leur place en les accompagnant tout au long du trajet à pied, en tram, en train, et en voiture. C’était une véritable chaîne humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andrée De Jongh est sportive et dynamique. Ce petit bout de femme a de l’énergie à revendre et prend tous les risques pour atteindre le but : le point de chute en Espagne. Le Réseau Comète est mis sur pied en août 1941 avec l’accord du Consul britannique à Bilbao.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De relais en relais, les pilotes accompagnés vont traverser la France occupée, passer en Espagne par les Pyrénées et s’embarquer pour l’Angleterre. Pas moins de 25 passages des Pyrénées sont attribués à cette résistante hors du commun pleine de charme et de modestie. Elle paraissait si frèle et pourtant avait été surnommée « petit cyclone »!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Capturée par l’ennemi, elle est envoyée dans le camp de Ravensbruck, puis de Mounthausen. Libérée par les Alliés, mais gravement malade, elle survivra, et la santé retrouvée, elle réalisera enfin son rêve : devenir infirmière … et partir pour le Congo Belge pour y soigner les plus démunis, alors que l’Armée du Renseignement et de l’Action la nommera au grade militaire de Lieutenant-Colonel, que les anglais lui conféreront la « Goerge Medal », et que notre Roi lui attribuera le titre de Comtesse …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bilan de cette épopée : des centaines de bénévoles emprisonnés, vingt trois fusillés, cent trente trois morts de sévices et de faim … pour huit cents pilotes « récupérés ».-&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-5899530376985244095?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5899530376985244095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5899530376985244095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/122-am-sauvs-par-un-petit-bout-de-femme.html' title='122-am : Sauvés par un petit bout de femme !'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7324376664683568833</id><published>2008-11-30T10:00:00.021-08:00</published><updated>2008-11-30T15:48:30.595-08:00</updated><title type='text'>121-am : André De Jongh et le rail</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Utilisatrice des chemins de fer belges  pendant la guerre, une Grande Dame s’en est allée récemment.&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Madame Andrée De Jong, résistante, nommée après la guerre officier supérieur des Services de Renseignement et d’Action (lieutenant-colonel), en utilisant  notamment les chemins de fer belges, avait convoyé 750 aviateurs abattus  au-dessus du territoire belge  pour leur permettre de regagner l’Angleterre via la France et l’Espagne et  remplir de nouvelles missions car la Royal Air Force en avait grand besoin pour bombarder les objectifs de l’ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien que tout se faisait dans la plus complète discrétion, le manège d’aller et retour vers l’Espagne n’avait certainement pas échappé aux cheminots sans qu’elle  fût jamais dénoncée par eux. Il est vrai que les agents des chemins de fer belges ont toujours aidé les Agents du Renseignement et de l’Action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne citerai que quelques exemples de mon vécu.  Domicilié le long de la gare de formation de Ronet en banlieue namuroise sur la ligne de Namur-Charleroi, combien ai-je fait de fausses cartes d’identité pour des personnes « brûlées » que nous faisions évacuer vers la Suisse ? Après qu’elles soient parvenues à Ronet et avec la complicité des cheminots, nous allions parfois jusqu’à trouver ces personnes cachées dans le tender de la locomotive !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des facteurs de gare de Ronet  relevaient les destinations des trains et leur contenu en confiant leurs renseignements au chef de la halte de la gare voyageurs (qui sera, après  la guerre, nommé au grade militaire de lieutenant des Services de Renseignement). Ce chef faisait ensuite suivre jusqu’aux Etats-Majors Alliés les précieuses informations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces cheminots prenaient  des risques énormes pour leur Patrie et nombreux sont les agents de tout le  réseau ferré qui y laissèrent leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi, jeunes et moins jeunes sont moralement tenus de participer au Devoir de Mémoire envers ces héros disparus et la meilleure façon de le faire est de soutenir et d’adhérer aux associations de résistants en y devenant membre sympathisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette fin, il y a notamment l’Association des Résistants du Chemins de Fer (ARCF) et la Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (RUSRA).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;André MAILLARD ,&lt;br /&gt;Inspecteur du Mouvement (honoraire),&lt;br /&gt;Auxiliaire A.R.A. du Réseau Clarence,&lt;br /&gt;Membre de la Section Luxnam de la RUSRA,&lt;br /&gt;Membre de l’Association Nationale des Résistants du Chemin de Fer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7324376664683568833?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7324376664683568833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7324376664683568833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/121-am-andr-de-jongh-et-le-rail.html' title='121-am : André De Jongh et le rail'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7115099776720904691</id><published>2008-11-30T10:00:00.020-08:00</published><updated>2008-11-30T15:46:22.673-08:00</updated><title type='text'>120-am : Les réseaux d'évasion</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le 13 octobre 2007, nous quittait André de Jongh à l’âge de 91 ans. C’est une femme hors du commun. Cette bruxelloise débute  son engagement au service du pays à l’hôpital St Jean à Bruges comme ambulancière. La capitulation du 28 mai 40 y dépose de très nombreux blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce petit bout de femme aux yeux clairs et au tempérament décidé comprend vite qu’un pilote d’avion blessé tombé en territoire ennemi, et une fois guéri, est envoyé dans les camps de prisonniers : c’est de la compétence perdue. Avec quelques amis, elle va ramener ces pilotes chez eux via la France et l’Espagne. Le Réseau Comète est né.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi « Comète » ? Son père l’appelait déjà petit cyclone tant son caractère indépendant, volontaire, obstiné ne l’arrêtait jamais. Son activité s’étendra à tout résistant devant rejoindre l’Angleterre. Un officier anglais signale qu’un pilote abattu a été rapatrié à la vitesse d’une comète : nous sommes en 1942.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 15 janvier 1943,  « Dédée » comme l’appelait ses camarades, avait à son actif trente-sept traversées des Pyrénées et convoyé cent-dix-huit hommes jusqu’à San Sebastian, dont quatre-vingts aviateurs quand elle est arrêtée par la gestapo. Après 7 mois d’interrogatoire et de privations, durant lesquels elle continuera de défendre son Réseau, elle est envoyée en Allemagne où elle séjournera dans plusieurs camps dont Ravensbruck et Mauthausen. Elle ne sera libérée que le 22 avril 1945.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Réseau Comète a évacué plus de huit cents hommes. Parmi les centaines de volontaires qui composaient le Réseau Comète et qui ont été emprisonnés, vingt-trois ont été fusillés et cent-trois sont morts de faim et de sévices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au pays, reposée et guérie, Andrée de Jongh réalise son rêve en 1953 : devenir infirmière et part pour secourir les lépreux au Congo Belge (Zaïre) pour terminer son parcours africain en 1978. Les plus hautes récompenses, de nombreuses décorations et un titre honorifique (vicomtesse) ne lui feront jamais perdre son tempérament volontaire et engagé au service des autres. Le Réseau Comète assure le Devoir de Mémoire via son site &lt;a href="http://www.cometeline.org/"&gt;www.cometeline.org&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais n’oublions pas que d’autres Réseaux s’étaient spécialisés dans les évasions comme le Réseau ZERO, un des premiers à organiser le transfert vers l’Angleterre de Résistants en activité et « brûlés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, c’est aussi le Réseau créé par l’incroyable belge originaire de Spa, le lieutenant médecin Albert Grévisse qui prendra comme nom de guerre Pat O’Leary (ou Patrick Albert O’Leary, le soit-disant officier de la Royal Canadian Air Force). En octobre 1941 déjà, son réseau assistait les aviateurs récupérés en Allemagne, et les officiers évadés des Oflags. Il deviendra en 1942, le point d’aboutissement des lignes de récupération des aviateurs en Belgique et dans le Nord, et surtout du principal réseau : Comète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pat réussira à évacuer via les côtes françaises plus d’une centaine d’hommes par le bateau Tarana les 13 septembre et 12 octobre 1942. Mais Pat est arrêté et déporté. Le Réseau Pat O’Leary réussira à évacuer plus de six cents soldats, tandis qu’à Dachau, Pat retrouve Arthur Haulot. Ils seront libérés par Paul Levy qui accompagnait la 42e division d’infanterie américaine comme reporter, le 27 avril 1944. &lt;a href="http://www.rusra-kuiad.blogspot.com/"&gt;www.rusra-kuiad.blogspot.com&lt;/a&gt; (cliquer sur afficher mon profil complet).-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7115099776720904691?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7115099776720904691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7115099776720904691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/120-am-les-rseaux-dvasion.html' title='120-am : Les réseaux d&apos;évasion'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-714731113885216578</id><published>2008-11-30T10:00:00.019-08:00</published><updated>2008-11-30T15:45:13.497-08:00</updated><title type='text'>119-am : Ceci aurait pu être un conte</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il marche dans la nuit, l’oreille aux aguets, attentif au moindre bruit, il sait que la mort peut survenir à tout instant. Dans le lointain, il voit le but de sa longue marche à travers la campagne : la ferme où il est attendu, où il avalera rapidement un potage  chaud tandis qu'un enfant de la ferme monte au grenier, ouvre la lucarne et scrute l'horizon. Puis un résistant, sorti de la pénombre, entre et se borne à dire "c'est le moment". Oui c'est le moment de se diriger, là-bas, vers la prairie où, déjà, quelques hommes balisent une piste où dans quelques minutes viendra se poser un petit avion de la R.A.F. ou Royal Air Force, guidé par les feux allumés au dernier moment. C'est un moment crucial car le bruit du moteur qui tourne n'est pas imperceptible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rapidement, il traverse l'espace qui le distance de l'appareil, grimpe à bord, lance un signe d'adieu et l'avion décolle pour rejoindre la Grande-Bretagne. Dans la carlingue, il fait froid : un des deux aviateurs lui tend une couverture et ils attendent l'arrivée avec l'espoir qu'un chasseur allemand ne les repère et ne les abattent dans les eaux glacées de la manche. Puis, c’est l'atterrissage, la prise en charge par les alliés, tandis qu'il peut se dire "ouf, mission accomplie" tout en remettant les documents pour lesquels il a risqué sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à Londres, il n' a pas le temps de s'amuser ; déjà il faut se livrer à des exercices pénibles pour préparer son retour sur la terre belge, muni de consignes pour la résistance en vue de favoriser la victoire finale. Et déjà on ajuste un parachute sur son dos, on lui donne les dernières consignes et il grimpe dans la carlingue de l'avion qui va le parachuter. Il fait toujours froid, le temps d'avaler une gorgée de café  chaud et voilà la lumière verte qui s'allume, signe que c'est le moment de sauter. Même crainte, pendant qu'il se balance doucement il se demande qui l'attendra : des résistants ou une arme allemande pointée vers lui ? Même scénario, le gamin une fois encore aux aguets dans son grenier, une soupe chaude avalée rapidement et le rendez-vous avec les dirigeants de la Résistance qui l'attendent avec impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, à côté d'un Agent du Renseignement et de l'Action qui vient de remplir une mission avec succès, combien y en a-t-il d'autres qui n'ont pas eu cette chance. Arrêtés par la gestapo, torturés, puis envoyés en camp de concentration, morts de faim, de froid, de maladie où sous la torture, ils se sont éteints dans la clandestinité la plus totale. A ceux-là,nous avons le devoir de penser, nous avons un devoir de mémoire car c'est à leur sacrifice que nous devons notre liberté. Et comment mieux remplir notre devoir de mémoire qu'en rejoignant, comme membre sympathisant les associations de résistants dont, notamment la Royale Union des Services du Renseignement et de l'Action (R.U.S.R.A.). C'est là tout ce que nous pouvons encore faire pour eux. Et c'est mieux que de les plonger dans l'oubli.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-714731113885216578?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/714731113885216578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/714731113885216578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/119-am-ceci-aurait-pu-tre-un-conte.html' title='119-am : Ceci aurait pu être un conte'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-8874769699370197035</id><published>2008-11-30T10:00:00.018-08:00</published><updated>2008-11-30T15:43:57.675-08:00</updated><title type='text'>118-am : L'anecdote de la malette</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C’est un moment précis de mon existence dont je me souviens. Je vivais heureux et insouciant à Ronet où j’avais été confié par ma mère à mon oncle suite au décès de mon père alors que je n’avais que 7 ans. Quand la guerre éclate le 8 mai 1940, j’ai 13 ans et poursuis mes études à l’Institut Saint Aubain à Namur (là où se trouve le Campus des Facultés actuellement). Je me rends en train à Namur, au départ de la gare de Ronet, centre névralgique des chemins de fer sur la ligne Charleroi-Namur : les wagons de marchandises y étaient triés et les nouveaux convois organisés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régulièrement, mon oncle me demandait de déposer des documents à diverses adresses à Namur. A cette époque, on obéit, on ne discute pas. Et ces petits services duraient depuis de nombreux mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens avoir été appelé par le Frère Mémoire, directeur de l’Institut. Nous étions en 1943, j’avais déjà 16 ans. Il me m’est d’abord en garde en précisant que les résistants pris par l’ennemi sont torturés et presque toujours envoyés dans des camps et observe ma réaction : aucune à vrai dire, si ce n’est : oui cher Frère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bientôt, le Frère Mémoire aussi me remet des documents pour mon oncle. Il s’agissait de  cartes militaires bien détaillées de ma région avec des inscriptions manuscrites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là, je peux rentrer tout fier à la maison. A mon arrivée à la gare de Ronet, je traverse les voies : c’est un raccourci pour rentrer au plus vite chez moi, quand un coup de sifflet m’arrête dans mon élan. Deux hommes en long manteau de cuir noir m’interpellent en français: police allemande !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je leur fait face et déclare haut et fort que je traverse les voies pour rentrer chez moi par le jardin qui longe les voies, car mes parents sont absents, et je ne pourrai rentrer par la rue … Pour réponse, je ne reçois qu’un vague geste de mépris et d’indifférence et quelques paroles banales du genre : c’est bon pour une fois, mais ne recommence plus ! Je ne me souviens plus de ma réponse … s’il y en eût une … mais je pris mes jambes à mon cou sans demander mon reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de vivre ma toute première expérience de résistant, car dans ma mallette, je détiens avec mes cours de classe bien d’autres documents !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 juillet 1946, je reçois la carte n° 15066 d’Agent du Réseau Clarence de l’Union des Services du Renseignement et de l’Action : elle porte mes nom et prénom. Je vais avoir 19 ans, mais on m’en donne bien davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre est bien finie quand je suis convoqué un jour à la prison de Namur où séjournent des personnes qui ont collaborés avec l’ennemi. Je dois identifier mes deux policiers parmi de nombreux autres. Mais je ne suis plus en mesure de les reconnaître tant leurs vêtements actuels sont différents. Ils ont été conduits en rang par deux et à pied jusqu'au Palais de Justice où ils ont été jugés. Quelques jours plus tard, j’apprends que certains de ces collaborateurs ont été exécutés à la Citadelle de Namur.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-8874769699370197035?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8874769699370197035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8874769699370197035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/118-am-lanecdote-de-la-malette.html' title='118-am : L&apos;anecdote de la malette'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-5978929548790985953</id><published>2008-11-30T10:00:00.017-08:00</published><updated>2008-11-30T15:42:36.765-08:00</updated><title type='text'>117-am : La malle et la bombe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1942, le chef de la brigade des recherches de la gendarmerie de Namur venait chez nous à Ronet et y déposait des dossiers à charges  des inciviques, des dénonciateurs et des collaborateurs de tous poils en vue des sanctions à prendre à leur égard à la libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces documents étaient déposés dans une malle, laquelle étaient ensuite montée dans ma chambre et déposée à côté d’un sac de froment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; En 1944,  les Alliés décidèrent de bombarder les installations de chemin de fer car le débarquement était proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; C’est ainsi que par un message personnel de la B.B.C. , nous apprenions que la gare de formation de Ronet allait être bombardée par un beau jour de printemps 1944. En hommes avertis, nous allâmes nous réfugier sur les hauteurs de Flawinne, commune dont Ronet était un hameau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, effectivement, les bombardiers alliés déversèrent des tonnes de bombes au phosphore qui firent brûler la gare pendant 10 jours tandis que les maisons qui longeaient la ligne Namur – Charleroi étaient détruites ou fortement sinistrées. Malheureusement, la nôtre fût du lot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle ne fut pas notre surprise en pénétrant dans les décombres de constater que la malle et le sac de froment étaient restés intacts. Nous avons supposé que la bombe qui avait creusé un grand trou entre ma chambre et le rez-de-chaussée avait aussi entraîné avec elle le sac de froment. Celui-ci, mou, ne s’était pas éventré et avait certainement protégé la malle dans sa chute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré la situation inconfortable d’avoir tout perdu, nous étions heureux que le travail de  constitution des dossiers des inciviques  n’était pas perdu, car le moment des règlements de compte nous paraissait très proche.-&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-5978929548790985953?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5978929548790985953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5978929548790985953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/117-am-la-malle-et-la-bombe.html' title='117-am : La malle et la bombe'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3628003474414466349</id><published>2008-11-30T10:00:00.016-08:00</published><updated>2008-11-30T15:40:57.086-08:00</updated><title type='text'>116-am : Vie et mort des cloches de nos églises</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’elles soient de nos villes ou de nos villages, les cloches rythment notre quotidien. Elles portent des noms. Elles sont fêtées et toute la communauté vibre avec elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles sonnent gaiement pour le baptême des nouveaux nés. Elles sonnent pour l’appel à la prière et aux messes. Elles sonnent pour les mariages des jeunes. Elles sonnent aussi bien tristement le glas pour annoncer le départ d’un des nôtres ou une catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cloches constituent un peu les messages S.M.S. de jadis … même si elles continuent de sonner faisant partie d’un appel que nous n’entendons plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la guerre, tout le quotidien vivait au seul rythme du son des cloches jusqu’au jour où les unes après les autres, elles se sont tues. Que se passait-il ? L’ennemi les volait pour les fondre et les transformer en armes. Des cloches symboles de paix étaient mises au service de la guerre et plongeaient nos régions dans le silence, provocant la désorganisation et l’absence de rythme quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le souvenir de ces événements reste ancré dans la mémoire de ceux qui les ont vécus, n'est-il pas important aujourd’hui de penser aux hommes de l’ombre qui se sont battus contre l’envahisseur, telles des taupes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En étroite collaborations avec les Etats Majors alliés, les agents des Services du Renseignement et de l'Action ont oeuvré à cette libération. Beaucoup sont décédés en mission parce que l’ennemi avait bien vite réalisé que ces hommes de l’ombre sapaient la base de son effort de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torturés, fusillés, morts de faim, de froid, et d'épuisement, ou morts des suites des mauvais traitements subis dans les camps de l’ennemi, et une fois rentrés au pays, des  séquelles contractées pendant leur internement, … nous leur devons d'avoir apporté une aide immense à la Libération. N'oublions jamais que s'il n'y avait pas eu ces combattants-là, notre vie eût été tout autre aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi nous avons l'impérieux devoir de garder intact le souvenir et d'en informer notre jeunesse en participant au Devoir de Mémoire. Et pourquoi ne pas adhérer comme sympathisant à une association patriotique ? Voilà un acte concret d’engagement.-&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3628003474414466349?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3628003474414466349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3628003474414466349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/116-am-vie-et-mort-des-cloches-de-nos.html' title='116-am : Vie et mort des cloches de nos églises'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7420473111516713222</id><published>2008-11-30T10:00:00.015-08:00</published><updated>2008-11-30T15:39:19.031-08:00</updated><title type='text'>115-am : Le révolver</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en 1943.  Il nous est communiqué qu’une personne habitant Houyet désire nous offrir un révolver ayant échappé à la réquisition des armes par les allemands. Une seule condition est mise : aller le chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dame, Madame Jamin, accepte cette mission et je suis chargé de l’accompagner par mesure de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé en train à Houyet et  suivant la consigne de ne connaître que l’agent auquel nous sommes attachés, je vais me promener tandis que Mme Jamin va chercher l’arme qu’elle dépose dans sa sacoche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le voyage  de retour se fait sans encombre mais l’inquiétude commence à nous gagner en approchant de Namur car nous savons que très régulièrement des contrôleurs du ravitaillement accompagnés de militaires allemands attendent l’arrivée des trains venant des Ardennes afin de saisir tout produit alimentaire transporté dans les bagages. Nous savons aussi qu’ils fouillent régulièrement les bagages à main pour voir si une demi livre de beurre ou un morceau de saucisson n’y sont pas dissimulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien se dire que pendant la guerre, la possession d’une arme à feu peut entraîner une condamnation allant jusqu’à la peine de mort. Dans les gares, il y a des agents de la SNCB qui contrôlent les  billets et les  poinçonnent. C’est une formalité indispensable pour accéder aux quais. De plus, la sortie se fait par une issue spécialement réservée aux voyageurs qui souhaitent quitter la gare. C’est bien entendu l’endroit privilégié des chasseurs de ravitaillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, je dispose d’un abonnement de chemin de fer. J’ai donc mis l’arme en poche puis je me suis rendu à l’entrée de la gare, montrant au garde de la salle d’attente mon abonnement en prétextant sortir par là pour éviter qu’en faisant la queue à la sortie, je ne manque mon bus, le n° 9.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouvant alors Mme Jamin, nous passons l’air tout innocent devant les contrôleurs et le camion des chasseurs de ravitaillement attendant leurs victimes, pour aller chercher le bus et rentrer à Ronet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, nous poussions un « ouf » de soulagement. Quant à l’arme, elle pris bien vite le chemin de la résistance armée.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7420473111516713222?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7420473111516713222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7420473111516713222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/115-am-le-rvolver.html' title='115-am : Le révolver'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-8292976438561448574</id><published>2008-11-30T10:00:00.013-08:00</published><updated>2008-11-30T15:38:09.488-08:00</updated><title type='text'>114-am : Recommandations à un jeune résistant !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Souvent, j’ai été questionné sur la conscience ou non, à cet âge, du danger encouru lors d’actions destinées à nuire à l’envahisseur allemand. Je n’étais bien entendu pas au courant de l’organisation du Service de Renseignement et d’Action, ni de mon appartenance au Réseau Clarence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles missions pouvaient-on confier à un jeune étudiant habitant chez un oncle résistant et qui réclamait avec insistance de prendre part à l’action ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « mission-surveillance » était la principale. D’une fenêtre située à l’étage, je devais signaler tout mouvement ennemi observé et principalement toute arrivée de voiture munie d’une antenne de goniométrie alors que mon oncle se livrait avec d’autres à des activités résistantes que je ne découvris qu’après la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « mission courrier » devint la plus courante : être un porteur de courriers à remettre en mains propres à un lieu précis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « mission faux papiers » se faisait sans aucune retenue : remplir de fausses cartes d’identités à l’intention de personnes « brûlées »  ou « évacuées » vers d’autres cieux plus accueillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La « mission accompagnement » où je marchais devant un responsable du Service de Renseignement et d’Action inconnu pour prévenir de toute arrivée ou rencontre suspectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Les recommandations élémentaires étaient au nombre de quatre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) des contacts uniquement avec les interlocuteurs habituels ;&lt;br /&gt;2) jamais plus de deux ou trois contacts différents ;&lt;br /&gt;3) discrétion absolue (ne pas connaître les noms) ;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;4) oublier ce qui n’est pas essentiel de connaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En somme, cela paraissait bien peu de chose à réaliser pour un jeune à cette époque de la guerre 1940-1945. Encore fallait-il le faire !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-8292976438561448574?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8292976438561448574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8292976438561448574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/114-am-recommandations-un-jeune.html' title='114-am : Recommandations à un jeune résistant !'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-6792149339886752511</id><published>2008-11-30T10:00:00.012-08:00</published><updated>2008-11-30T15:35:33.747-08:00</updated><title type='text'>113-am : Ceci n'arrive pas qu'aux autres !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pas longtemps après mon début d’activité dans les services du renseignement étant étudiant à l’Institut Saint Aubain de Namur, je fus appelé chez le Frère Directeur pour m’entendre dire que le résistant pris par l’ennemi était  torturé puis fusillé ou envoyé dans un camp de concentration qui n’était autre qu’un camp de la mort. Pourquoi cet entretien ? Avait-il reçu la mission de me sonder ? Je n’en sais rien mais ma réponse fut brève : oui Cher Frère !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet entretien fût concluant car un jour de 1943, il me confia un pli à remettre à un contact à la halte de la gare de Ronet  dans un bureau précis. Pour y aller, je devais traverser les voies du chemin de fer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lieu convenu en vue, je me trouve nez à nez en présence de deux civils, facilement identifiables avec leur gabardine de cuir noir et chapeau feutré.  Parlant français, ils m’interpellent : police allemande ! ils voulaient connaître la raison de ma présence ici. Avec aplomb, je leur répondis que j’habitais le long du chemin de fer et que mes parents étaient partis ce matin-là en oubliant de me confier la clé. Je ne pouvais dés lors que rentrer par le jardin. J’habitais réellement le long de la ligne 130 Namur- Charleroi. Voyant que j’étais étudiant, ils me laissèrent partir non sans m’avoir signifié que je n’avais plus à passer par là. Ils ne songèrent pas à examiner le contenu de mon cartable où ils auraient trouvé les cartes d’Etat Major destinées  aux Alliés . Je m’encouru conscient que je venais d’échapper au pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais raconté cela au chef de la brigade des recherches de la gendarmerie qui constituait les dossiers des  inciviques chez moi en vue des sanctions à infliger à la libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Namur libérée, je fus invité à aller à la prison de Namur en vue de reconnaître les deux policiers qui m’avaient interpellé mais devant tous ces traîtres à la mine déconfite qui attendaient en rang leur départ pour le Palais de Justice situé dans la ville, il ne me fut pas possible de les reconnaître avec certitude. Ce fait s’était déroulé il y a plus d’un an, et j’avais vécu d’autres moments tout aussi intenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours plus tard, j’appris que douze d’entre eux avaient été fusillés sur les remparts de la Citadelle.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-6792149339886752511?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/6792149339886752511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/6792149339886752511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/113-am-ceci-narrive-pas-quaux-autres.html' title='113-am : Ceci n&apos;arrive pas qu&apos;aux autres !'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7655695454586457399</id><published>2008-11-30T10:00:00.011-08:00</published><updated>2008-11-30T15:34:10.571-08:00</updated><title type='text'>112-am : La Brabançonne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Soulignons avant tout que pendant l’occupation les allemands interdisaient que l’hymne national belge soit joué ou chanté. Ils en craignaient le symbole unificateur et surtout mobilisateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons aussi que les étudiants  qui voyageaient en train étaient munis d’un abonnement de 3è classe. Il y avait à l’époque 3 classes contre 2 actuellement. Et ces étudiants devaient prendre place obligatoirement dans les voitures qui leur étaient réservées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, les étudiants qui occupaient une des voitures de 3è classe de la ligne Charleroi – Namur se mirent à chanter le Brabançonne au moment où le train entrait en gare de Namur au grand dame du jeune garde du train, pro-allemand de surcroît. Il s’empressa de prévenir les allemands de la gare avant même l’arrêt complet du train de telle sorte que les étudiants furent embarqués dans des camions à la sortie de la gare et conduits à la  kommandatur située Place Saint-Aubain à Namur dans les bâtiments de l’actuel Gouvernement Provincial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les punir, les allemands les firent rester dans la cour les bras tendus à l’horizontale sur lesquels ils déposèrent leur serviette. Il est inutile de dire que cette position devint très vite inconfortable. Les étudiants qui détenaient un abonnement de deuxième classe ne furent pas inquiétés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que nous avons pu faire rapport de ce que nous avions vu à la direction de l’Institut Saint Aubain. Aussi, dès que Monsieur Brozius, le professeur d’allemand arriva, il fut dépêché à la kommandatur. Il en revint avec tous les étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci n’est qu’un petit fait comparé aux sévices graves infligés à beaucoup d’opposants mais il montre à suffisance l’intolérance dont l’occupant faisait preuve en permanence.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7655695454586457399?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7655695454586457399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7655695454586457399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/112-am-la-brabanonne.html' title='112-am : La Brabançonne'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4236720079468848521</id><published>2008-11-30T10:00:00.010-08:00</published><updated>2008-11-30T15:32:21.087-08:00</updated><title type='text'>111-am : Qu'est-ce cette Armée de l'Ombre ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la guerre, quelques 18.000 agents belges travaillèrent en Belgique et à l'étranger aux ordres des Etats Majors Alliés basés à Londres afin d'apporter leur participation à l'effort de guerre et à la libération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans quels domaines travaillaient-ils organisés en de très nombreux réseaux ?&lt;br /&gt;- Le renseignement militaire, économique et politique, le sabotage ;&lt;br /&gt;- L'évasion des personnes désireuses de se battre aux côtés des Alliés ou "brûlées" ;&lt;br /&gt;- Le rapatriement des aviateurs abattus sur les territoires occupés ;&lt;br /&gt;- La propagande pour maintenir le moral  de la population : la presse clandestine ;&lt;br /&gt;- La lutte contre l'envoi en Allemagne de produits indispensables à l’occupant ;&lt;br /&gt;- Les liaisons radio codées (transmission des données et reception des ordres ;&lt;br /&gt;- La formation à la guérilla des sections armées (Armée Secrète+Front Indépendance ;&lt;br /&gt;- Les observations météorologiques ;&lt;br /&gt;- … et de très nombreuses autres missions de guerre la comme la Mission Samoyède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces agents avaient des contacts suivis avec l'Etat Major. Ils se traduisaient dès le début de l'occupation par des parachutages la nuit et par des visites dans la zone occupée d’agents spécialement formés en Angleterre. Il y eut même des transferts maritimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que l'action de ces agents devint vite la bête noire des allemands : la gestapo et la police allemande (malheureusement aussi aidées par des « collabos » sous la solde allemande). Gare aux agents faits prisonniers : torture, voire exécution sommaire ou envoi dans les camps de concentration. Beaucoup moururent pour sauver leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libérés des camps à la fin de la guerre et une fois rentrés chez eux, de nombreux agents décédèrent des séquelles des traitements ignobles endurés durant leur captivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savez-vous que sur les 5.111 Agents du Renseignement et de l’Action ayant obtenu un grade militaire, 2.434 le furent à titre posthume ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 30 septembre 1945 fut fondée l'Union des Services de Renseignement et d'Action à laquelle le Roi attribua le statut de Royale Union 50 ans plus tard. Début 2006, l'Union comptait encore 250 membres effectifs et autant de sympathisants. Le nombre de membres effectifs diminuent chaque année, mais le nombre de sympathisants est croissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle de cette Union sans but lucratif est aujourd’hui d'entretenir le Devoir de Mémoire pour que jamais, ces héros ne soient oubliés. Sur internet, vous pouvez consulter la vie actuelle du mouvement : www.rusra-kuiad.blogspot.com (cliquer sur afficher mon profil complet pour découvrir les divers sujets actuellement traités).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre devoir de belge, n'est-il pas de permettre à l’association de poursuivre son action en devenant vous-même un sympathisant ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Contacter notre association par mail &lt;a href="mailto:rusra-kuiad@skynet.be"&gt;rusra-kuiad@skynet.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4236720079468848521?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4236720079468848521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4236720079468848521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/111-am-quest-ce-cette-arme-de-lombre.html' title='111-am : Qu&apos;est-ce cette Armée de l&apos;Ombre ?'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-2467141854734723326</id><published>2008-11-30T10:00:00.009-08:00</published><updated>2008-11-30T15:30:17.067-08:00</updated><title type='text'>110-am : La Fête Nationale et le Devoir de Mémoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;André MAILLARD, A R.A. Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le discours du 21 juillet 2008 de notre Roi Albert II m’incite à la réflexion. A bon escient, notre Souverain a plaidé pour une compréhension mutuelle de tous les citoyens du Pays. Et pour cela, l’essentiel de son discours s’est axé sur la connaissance des langues, la mobilité et l’échange des Cultures. Ainsi notre Roi envisage-t-il l’avenir de la Belgique, une et indivisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois pendant les hostilités, les Agents de l’Armée du Renseignement et de l’Action (A.R.A.)  qu’ils soient Bruxellois, Flamands, Wallons se sont retrouvés ensemble dans les mêmes geôles soumis aux mêmes sévices et torturés dans les mêmes chambres de la gestapo, internés dans les mêmes camps de concentration, liés au même poteau d’exécution, ou sont décédés après la guerre des suites des séquelles contractées. Combien furent liés par les mêmes liens du sang ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne citerai qu’un exemple. L’amitié qui unit les Agents du Renseignement et leurs sympathisants qui se retrouvent chaque année tantôt au nord du Pays, tantôt au sud dans un climat de fraternisation qui est né il y a plus de soixante ans, et qui au-delà des échanges culturels proprement dits devraient servir d’exemple à tous ceux qui sont fiers de voir le Drapeau Belge flotter librement dans notre ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les festivités du 21 juillet qui incitent à se souvenir des événements de 1830 et 1831 ne devraient-elles pas nous rappeler notre Devoir de Mémoire vis-à-vis de ceux qui pendant la dernière guerre ont donné leur vie pour une Belgique libre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le meilleur moyen pour remplir ce Devoir de Mémoire, n’est-il pas d’adhérer aux associations patriotiques qui s’attachent à perpétuer le souvenir de tous ces héros ? En tant que membre de la Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (R.U.S.R.A.), je ne puis que convier les Agents oubliés ou leur veuve, leurs enfants et petits-enfants, ainsi que tous les sympathisants à rejoindre les rangs de notre association ou de toute autre association de Résistants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les internautes trouveront les renseignements souhaités sur le site &lt;a href="http://www.rusra-kuiad.blogspot.com/"&gt;www.rusra-kuiad.blogspot.com&lt;/a&gt; en cliquant sur &lt;em&gt;afficher mon profil complet&lt;/em&gt; ou en nous adressant un courriel à &lt;a href="mailto:rusra-kuiad@skynet.be"&gt;rusra-kuiad@skynet.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ose espérer que ces quelques réflexions faciliteront autant que l’action culturelle, le rapprochement de tous ceux qui sont attachés à leur Patrie Belgique quelle que soit leur langue.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-2467141854734723326?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2467141854734723326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/2467141854734723326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/110-am-la-fte-nationale-et-le-devoir-de.html' title='110-am : La Fête Nationale et le Devoir de Mémoire'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-1759657726217995944</id><published>2008-11-30T10:00:00.008-08:00</published><updated>2008-11-30T15:27:17.817-08:00</updated><title type='text'>109-am : Hiltler et la folie meurtrière</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, A.R.A. du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#ff0000;"&gt;MISE EN GARDE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Ce document n’a pas la prétention d’être un cours d’histoire. Il n’a pour seul but que de résumer ce que fut Hitler, et d’analyser comment, arrivé au pouvoir, il est devenu l’homme  le plus tragique du XXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;LES DÉBUTS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Hitler est né en Autriche le 20 avril 1889. En 1908, il se montre médiocre à l’école primaire. En 1908, il ne réussit pas les  épreuves d’entrée à l’Académie des Beaux-Arts. Un peu plus tard, il est exempté de service militaire. C’est dès cette période qu’il devient  anti-sémite. Le 2 août 1911, il obtient toutefois son incorporation dans un régiment de réserve bavarois, ce qui l’amène à être actif durant la guerre 1914-1918. Très vite, il acquiert le grade de caporal. Par deux fois, il est blessé et même gazé. Orateur brillant, il adhère au Parti Ouvrier Allemand où il fait la connaissance de Hermann Goering et de Rohm qui seront ses meilleurs appuis, le premier jusqu’en 1945 et le second jusqu’au moment ou il le fera assassiner.  En 1921, il est nommé chef de la N.S.D.A.P (Nationalsozialistische Deutsche Arbeitspartei que l’on pourrait traduire par parti national des ouvriers allemands). En 1923, il participe avec ses deux « amis » à un putsch parti d’une brasserie de Munich. Cette action échoue et lui vaut une condamnation à 5 ans de prison. C’est là qu’il commence à écrire Mein Kampf . Il y décrira son vœu de voir tous les juifs d’Europe disparaître. Ce livre sera en quelque sorte une bible pour le peuple allemand (ce livre est encore publié et vendu actuellement dans les pays musulmans dont l’Irak. Aux élections de 1923, il devient chef du parti nazi et il fait la connaissance de Goebels et de Himmler qui resteront à ses côtés, le premier comme ministre de la propagande et le second comme cheville ouvrière des camps de concentration.  En 1921, Hitler et Rohm commencent à former les Sturmabteitungen ou S.A. ou sections d’assauts appelées aussi les chemises brunes. En 1923, à la suite de l’échec du putsch, Rohm s’exile en Bolivie d’où Hitler lui demandera en 1930 de revenir pour commander la S.A. mais les prétentions de Rohm vont vite indisposer Goering et Heinrich qui organisent son élimination et le 2 juillet, Théodore Eicke (le futur commandant du camps de concentration de Dachau) l’abat d’un coup de révolver. En 1933,le général Kurt von Scheicher, membre de l’entourage du président de l’Allemagne, convient celui-ci d’écarter Von Papen, candidat préféré pour la chancellerie du Reich et de nommer Hitler chancelier de l’Etat. C’est dès ce moment que le fuehrer commencera son œuvre destructrice. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;UN FUEHER MEURTIER&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dès son arrivée au pouvoir, Hitler obtient l’adhésion d’une grande majorité des allemands qui voient en lui la personne qui va relever l’Allemagne. Le chômage touche une grande partie de la population, les  caisses de l’Etat sont vides à cause des milliards versés en dommages de guerre aux pays agressés en 1914-18. L’inflation est galopante et les allemands sont humiliés par le traité de Versailles conclu à Compiègne (France ) en 1919. Ce traité enlève des territoires à la nation allemande, démilitarise l’armée et, la condamne à payer des dommages de guerre qui la ruinent. Mais, tout en redressant la situation de son pays, notamment  en réalisant de grands travaux et en spoliant les juifs de leurs biens. Hitler continue sa volonté d’anéantissement du judaïsme. En 1930 il se rend à Jérusalem où il rencontre le Grand Mufti  toujours avec ses intentions anti-juives qui sont aussi celles de son interlocuteur. Mais Hitler n’abandonne pas pour autant sa haine du communisme et le 27 février 1933, alors que le Reichstag (Parlement Allemand) brûle, Hitler accuse un communiste neerlandais du nom de Marinus van der Lubbe d’en être l’auteur et fait arrêter en même temps 4000 communistes. Le 7 juin 1933, il signe le pacte de ROME. Le 2 août 1934, le président HILDENBURG meurt et Hitler cumule les fonctions de président et de chancelier du Reich. Dès ce moment, il a tous les pouvoirs. Le 30 juin 1934, il lance la nuit des longs couteaux durant laquelle Kurt van Schleicher (soutien de Hitler pour la chancellerie) est assassiné tandis que de nombreux opposants politiques sont aussi passés par les armes ou transférés dans des camps de concentration. Puis les événements vont se suivre à une vitesse accélérée. Le 16 mars 1935, il rétablit le service militaire obligatoire. Le 7 mars 1936, il récupère la Rhénanie. Le 12 mars 1938, il annexe l’Autriche (Anschluss) puis la Tchécoslovaquie dont il fait un protectorat. Devant les menaces de guerre en septembre 1938, Chamberlain, le Premier Britannique et Daladier, ministre français, se rendent à la chancellerie en vue de rétablir la paix. Ils acceptent l’intégration des Sudètes au Reich. Sitôt après ils signent un pacte de non-agression avec la Russie avec laquelle ils décident de se partager la Pologne. Le 23 août , les troupes allemandes envahissent la Pologne et provoquent ainsi la 2è guerre mondiale. Ayant un pacte de soutien avec la Pologne en cas d’agression, la France  déclare dés lors la  guerre à l’Allemagne suivie le lendemain de le Grande-Bretagne. Le 10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent la Belgique, la Hollande et le Grand-Duché de Luxembourg. C’est la guerre éclair ou Blitzkrieg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le fuehrer poursuit sa politique d’élimination. Entre 1940 et 1941 il s’applique à ce que la race aryenne soit la plus pure. Il décide de l’élimination des vieillards et des handicapés et plus de 70.000 malades mentaux et handicapés sont éliminés … ce n’est qu’un banc d’essai avant l’élimination des tsiganes et des juifs. Car l’édification des camps de concentration continuent avec Auschwitz, Buchenvald, Birkenau, Ravensbrug, Tréblinka et d’autres encore, la Pologne étant le lieu de prédilection pour l’emplacement de ces camps. Il faut de la place pour y placer les juifs, les homosexuels, les tziganes, et tous les opposés au nazisme comme les résistants des  pays occupés, les francs-maçons … Dans ces camps, périrent 6.000.000 de personnes dans des conditions épouvantables sous la houlette des Himmler et Eichmann, dans les expériences du docteur Mengelé, sous les coups et tortures des soldats S.S. (Schutzstaffel ou échelon de protection).  Et pendant ce temps, le clergé allemand tolérait l’hitlérisme par crainte du communisme. On notera la réaction en chair de vérité de l’Evêque de Muenster en réaction à l’anéantissement des handicapés, et la révolte à Berlin de femmes allemandes mariées à des juifs arrêtés, après avoir pu jouir d’une liberté relative, et puis re-libérées par les autorités nazies. Le 27 février 1943, les derniers juifs furent arrêtés et déportés. Dès le 6 mars, les déportations en masse s’arrêtèrent. Mais petit à petit la guerre tourne à l’avantage des Alliés, aidés en Europe par des réseaux de résistance de mieux en mieux structurés. Rommel, chef de l’Afrika Korps ou Corps d’Afrique est chassé d’Afrique du Nord. D’autre part, les troupes allemandes arrivées devant Moscou, battent en retraite et sont vaincues à Stalingrad. Dès 1943, les alliés débarquent dans le sud de l’Italie (Salerno). L’Italie se révolte. Mussolini est assassiné par ses propres troupes à Milan le 28 avril 1945. En 1944, les Alliés débarquent sur les plages de Normandie et poursuivent leur conquête vers l’Allemagne. Ils libèrent les camps dont ils découvrent toute l’horreur. Alliés et Russes font leur jonction à Berlin que la grande majorité des dirigeants nazis ont quitté pour se réfugier en Amérique Latine. Des gosses de 16 ans continuent à se battre jusqu à la mort pour rester fidèle à leur Fuehrer, affecté de la maladie de Parkinson, et se terrant dans son bunker avec quelques fidèles, et refusant de capituler sans condition. Il espérait toujours une victoire impossible et destituait ses généraux les uns après les autres. Se croyant trahi, il finira par se suicider avec Eva Braun, la femme qu’il vient d’épouser le 30 avril 1945 tandis que Goebels se suicidait avec sa femme et ses enfants. Non seulement l’Allemagne était vaincue mais elle était aussi en ruines. Rares étaient les familles qui n’avaient pas perdu un des leurs. Dès millions de morts, c’est le prix de la folie d’un homme qui rêvait d’une Allemagne dominant le monde et d’un 3e Reich invincible et éternel ... !?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-1759657726217995944?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/1759657726217995944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/1759657726217995944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/109-am-hiltler-et-la-folie-meurtrire.html' title='109-am : Hiltler et la folie meurtrière'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-7012862178243332138</id><published>2008-11-30T10:00:00.007-08:00</published><updated>2008-11-30T15:24:29.969-08:00</updated><title type='text'>108-am : Qui sont les ARA</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;UNE QUESTION QUI NOUS EST SOUVENT POSÉE :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;« Qui sont les A.R.A. ou Agents du Renseignement et de l’Action ? »&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus en plus de jeunes qui visitent les camps de concentration se posent la question : qui sont ces Agents du Renseignement et de l’Action de la guerre 40-45 ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des hommes et des femmes qui se sont mis  à la disposition des Alliés pour participer à l’effort de guerre en lui fournissant des renseignements militaires, économiques ou politiques, en aidant des aviateurs abattus à rejoindre leur base d’opération, en établissant des liaisons radios avec les Etats-Majors Alliés, en fournissant des observations météorologiques, en luttant contre la déportation de résistants ou l’expédition de produits  et matériels nécessaires à l’effort de guerre de l’Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils fonctionnaient organisés en réseaux, dans le plus grand secret, agissant comme des taupes pour nuire à l’ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, arrêtés par la gestapo (police allemande) ou dénoncés par des  collabos, ils étaient envoyés en camps de concentration s’ils n’étaient pas fusillés avant, voire torturés déjà en Belgique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils bénéficient tous d’une reconnaissance militaire légale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rares agents encore en vie sont regroupés au sein de la Royale Union du Service du Renseignement et de l’Action (asbl fondée en septembre 1945) où ils oeuvrent à perpétuer le Devoir de Mémoire de leurs héros comme les associations juives le font via la Shoa pour leurs victimes de l’Holocauste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux ouvrages littéraires détaillent les résultats obtenus grâce à cette armée de l’ombre.&lt;br /&gt;                        &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(s) André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-7012862178243332138?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7012862178243332138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/7012862178243332138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/108-am-qui-sont-les-ara.html' title='108-am : Qui sont les ARA'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4117499343516011948</id><published>2008-11-30T10:00:00.006-08:00</published><updated>2008-11-30T15:22:05.477-08:00</updated><title type='text'>105-am : Avant de mourir, se comptaient-ils ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André MAILLARD, Agent ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les conflits qui opposent les Communautés en Belgique, les politiciens font jouer la loi du nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tous ceux qui ont participé à des mouvements de résistance, qui se sont battus, été torturés dans les chambres de la gestapo, qui sont devenus des frères de sang parce que fusillés au même poteau d’exécution, … ceux-là, flamands, wallons, bruxellois ne se sont jamais posés la question !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A-t-on jamais compté combien de francophones, combien de flamands, il fallait pour contribuer à la victoire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ceux-ci, dont nous venons de faire le Devoir de Mémoire le 11 novembre, embourbés dans les tranchées de la guerre 14-18 n’ont jamais compté à quel nombre de combattants des deux Communautés il fallait s’arrêter pour avoir la primauté du nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ont été BELGES avant tout, aux ordres du même Roi, servant le même Drapeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Mesdames et Messieurs les Belges, songez-y et ne provoquons pas la rupture que les Anciens Combattants jugent scandaleuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’est-il pas indispensable que nous, nous continuions à vivre ensemble dans la paix et la compréhension mutuelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour que le Devoir de Mémoire se perpétue, n’hésitons pas à sacrifier quelques euros pour soutenir comme sympathisant une association patriotique près de chez nous : voilà un geste concret d’engagement personnel bien loin des paroles enflammées indignes.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4117499343516011948?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4117499343516011948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4117499343516011948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/105-am-avant-de-mourir-se-comptaient.html' title='105-am : Avant de mourir, se comptaient-ils ?'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-8619630965874093590</id><published>2008-11-30T10:00:00.005-08:00</published><updated>2008-11-30T15:21:37.843-08:00</updated><title type='text'>104-am : Comment devient-on résistant ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui pourrait écrire qu’il n’est pas redevable au milieu familial dans lequel il est éduqué ? Dés 7 ans, j’étais confié par ma mère à un oncle habitant Ronet et exerçant la fonction de machiniste à l’atelier central des chemins de fer de Salzinnes, un faubourg de Namur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la guerre éclate, mon oncle s’implique dans la résistance à l’occupant. Ce n’est que lorsque la guerre se termine que j’apprendrai qu’il était actif dans l’Armée Secrète ainsi que dans l’Armée du Renseignement et de l’Action : des sabotages de locomotives dans les ateliers, des ponts paralysés et détruits et des quantités d’informations collectées sur les mouvements ferroviaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que très tôt, j’avais à peine 13 ans, je participe au transport de documents. Je deviens un courrier comme on dit alors. Ma tâche va même être facilitée par l’usage d’un vélo qui me sera confié rien que pour cette mission de courrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je surveille les alentours (je fais le guet) alors que mon oncle s’entretient avec d’autres agents. Je suis aussi mis en observation de la fenêtre du grenier pour observer l’arrivée toujours possible des goniomètres (des véhicules équipés de système de détection des émetteurs radio) alors que mon oncle assiste un pianiste (opérateur radio).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’accompagne des agents qui me sont inconnus et les conduis à des endroits qui me sont indiqués, sans poser de question. Je suis un éclaireur, j’ouvre la voie et préviens de toute anomalie ou présence de l’ennemi sur notre route. Le silence est la règle d’or de tous les échanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le feu de l’action de résistance, je participerai à l’évasion de prisonniers de guerre sauvés d’une mort certaine, ainsi qu’à des agents dénoncés par les collaborateurs ou découverts par l’ennemi en les aidant à fuir vers d’autres cieux plus cléments et en leur rédigeant de fausses cartes d’identité au moyen de matériels reçus d’autres agents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que même si mon oncle ne me parlait jamais de ses activités dans la résistance, j’en étais conscient et ai suivi son exemple. Je ne le questionnais pas : on ne parlait pas de ce qui se faisait. C’était une question innée de survie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma reconnaissance comme Agent du Réseau Clarence à la fin de la guerre alors que je n’avais que 19 ans fût une surprise, mais une grande fierté de voir mon humble participation reconnue. La guerre était finie : une nouvelle vie débutait pleine d’espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais accompli mon Devoir comme mon oncle l’avais accompli. Je tournais la page à présent comme tous les Agents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, la vie continuait : mes études m’attendaient. J’avais la possibilité d’entrer à l’Ecole Royale Militaire, qu’allais-je choisir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais devenu un homme libre de mes choix dans un pays libéré de l’envahisseur : je vivais alors que tant de mes camarades avaient disparu.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-8619630965874093590?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8619630965874093590'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/8619630965874093590'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/104-am-comment-devient-on-rsistant.html' title='104-am : Comment devient-on résistant ?'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3922092206981040332</id><published>2008-11-30T10:00:00.004-08:00</published><updated>2008-11-30T15:20:03.301-08:00</updated><title type='text'>107-am : Un impérieux Devoir de Mémoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Vous qui par chance êtes sortis indemnes de la guerre 40-45, ou avez eu la chance de n’avoir pas connu la guerre, &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;… ne croyez-vous pas avec nous qui sommes regroupés au sein de la Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (RUSRA),&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt; … ne croyez-vous pas, que nous soyons anciens combattants ou non, que nous avons un devoir impérieux à remplir vis-à-vis de tous ceux qui y ont laissé leur vie parce que fusillés, pendus, torturés, morts de faim, de froid, d’épuisement,  dans les geôles allemandes, ou dans les camps de concentration édifiés pour l’extermination de tous les opposants au régime nazi, &lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;... ne sommes–nous pas convaincus qu’ils ont contribué largement à nous apporter par leur résistance à l’envahisseur, la liberté que nous apprécions tant maintenant,&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;... ne sommes-nous pas convaincus que nous avons le devoir impérieux de leur rendre hommage, … &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;... ne sommes-nous pas convaincus que le Devoir de Mémoire, nous ne pouvons le remplir seul, car nos préoccupations journalières auront vite détourné notre attention de cette reconnaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Soyons convaincus que c’est en nous unissant à d’autres que nous pourrons affirmer ce Devoir de Mémoire dans notre cœur et  le transmettre à nos enfants  et à ceux qui nous survivront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne peut oublier les horreurs de la guerre quand il jouit des bienfaits de la paix. Apportons notre confiance à ceux qui ont fait de ce devoir leur priorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adhérons à une association patriotique. &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Devenons membre sympathisant. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous prouverons par ce geste à tous les héros morts pour notre liberté que nous leur en sommes reconnaissants.- &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3922092206981040332?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3922092206981040332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3922092206981040332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/107-am-un-imprieux-devoir-de-mmoire.html' title='107-am : Un impérieux Devoir de Mémoire'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-4827106859348277932</id><published>2008-11-30T10:00:00.003-08:00</published><updated>2008-11-30T15:14:15.859-08:00</updated><title type='text'>106-am : pourquoi raconter ses souvenirs ?</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi et comment raconter ses souvenirs de guerre ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il serait intéressant que les membres ARA et les sympathisants puissent mettre par écrit tout ce dont ils se souviennent :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;que ce soit leurs expériences personnelles ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;la connaissance d’actes vécus par d’autres ARA ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;les expériences de la vie quotidienne ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;le résumé d'un livre relatant les faits des &lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;gents du &lt;strong&gt;R&lt;/strong&gt;enseignement et de l'&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt;ction.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces écrits doivent permettre non seulement de constituer des archives à conserver aux stades national et provincial mais aussi à servir à l’information et à la préservation de l’idéal patriotique des jeunes pour assurer ainsi l’accomplissement du Devoir de Mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne se sentent pas une âme d’écrivain, je voudrais souligner qu’il n’est nullement besoin d’écrire des grandes phrases dignes des prix littéraires mais de coucher simplement sur papier ce que l’on sait avec les mots que l’on connaît sans se laisser traumatiser par des questions d’orthographe (pour nous rassurer sachons que nombreux sont les jeunes pour qui l’orthographe est secondaire, alors qu’ils sont avides de connaître le passé, quelque en soit le mode d’expression. D’ailleurs ils ne doivent pas oublier qu’ils trouveront toujours un ou une aide technique (a.t.), un ou une sympathisant(e) pour les aider soit à rédiger soit à revoir leurs écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour répondre au besoin de léguer un héritage aux générations futures soit :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;une rédaction en prose, c’est le procédé le plus habituel . Le rédacteur de l’article couche sur le papier le souvenir de ses expériences, de son vécu pendant la guerre, ce qu’il sait d’actions résistantes accomplies par de tierces personnes parfois décédées par la cause de l’ennemi. Ce genre pouvant aborder tous les sujets comme par exemple l’attitude des forces d’occupation ou de ses sbires belges face la résistance ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;la rédaction d’un conte, c’est à dire où l’auteur imagine une situation telle qu’elle aurait pu se passer et la traduit comme si elle s’était produite. Ce genre d’écrit requiert au moins la connaissance d’un vécu réel où suffisamment de connaissances d’un fait pour rester très proche de la réalité ;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;le récit en vers, réservé aux amoureux de la langue française, possesseurs d’un vocabulaire bien fourni et qui peuvent exprimer soit des faits réels, soit inventés mais reflétant toujours une réalité proche. En général ces « poètes » refusent une retouche de leur écrit qui risquerait d’altérer leurs rimes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;En conclusion, tous les moyens d’expression sont bons, que l’on soit plus ou moins habitué d’écrire, que l’on soit fort ou faible en orthographe, que l’on soit manuel ou intellectuel. L’essentiel est de laisser à ceux qui nous suivront des traces de la résistance de belges et de tout ce qui les a opprimés, martyrisés ou privé de liberté. Et de rappeler ainsi à tous ceux qui viendront après nous que des belges, par leur héroïsme, par leur ténacité à nuire à l’ennemi, parfois au prix du sacrifice de leur vie (qui, sans cette affreuse guerre aurait pu être longue et belle), ont aidé les forces alliées et favorisé la préparation du débarquement libérateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mot : en transmettant nos souvenirs, nous faisons un nouvel acte de civisme qui incitera les générations futures à être et rester civiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(s) André MAILLARD, ARA du Réseau Clarence&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-4827106859348277932?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4827106859348277932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/4827106859348277932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/106-am-pourquoi-et-comment-raconter-ses.html' title='106-am : pourquoi raconter ses souvenirs ?'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-6191539107828313112</id><published>2008-11-30T10:00:00.002-08:00</published><updated>2008-11-30T14:52:10.246-08:00</updated><title type='text'>103-am : Message à mes petits-enfants</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;par André Maillard, ARA du Réseau Clarence&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Royale Union des Services du Renseignement et de l‘Action (R.U.S.R.A.), c’est quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, tu n’as pas connu la guerre 40-45 sauf par des films spectaculaires et je pense « Au jour le plus long » avec Bourvil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu sais que notre pays, la Belgique, est un pays épris de liberté où tu peux aller et venir comme tu le souhaites, où tu peux t’exprimer librement, où tu peux écouter des chansons anglaises, alors que pendant la guerre, le fait même d’écouter la BBC était puni de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tu peux tout ou presque … sans risquer de te trouver dans un train te conduisant vers la mort, car tu as entendu les reportages sur de tels camps ou, peut-être as-tu visité Auschwitz ou un autre de ces nombreux camps d’extermination. Tu as aussi entendu parler des personnes qui ont fait partie de l’Armée Secrète, du Mouvement National Belge, du Front de l’Indépendance …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que tu ne sais peut-être pas, car on en a très peu parlé,  c’est qu’il y avait aussi des gens  « de l’ombre » ? Ces taiseux dont le silence était le maître mot tant était dangereuse la mission qu’ils accomplissaient pour aider les Alliés à vaincre l’ennemi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 18 mai 1940, après une résistance héroïque, notre armée capitule. Parmi la population, nombreux sont ceux qui ont attendu patiemment le fin de la guerre, écoutant autant que faire se peut la Radio Anglaise, espérant une fin de guerre heureuse mais ayant comme souci principal de savoir quoi manger le lendemain tant il y avait de pénurie et de restrictions provoquée par l’ennemi qui confisquait tout et désorganisait tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux militaires furent prisonniers et  envoyés dans des stalags  ou  oflags, les camps pour les militaires, d’autres réquisitionnés pour le travail obligatoire chez l’ennemi dont certains devinrent des réfractaires en le refusant. Dès le début, il y a eu ceux qui n’acceptaient pas la capitulation et préféraient mourir que d’être soumis à l’occupant ennemi (Potius mori quam feodari - plutôt la mort que la servitude). Eux ont décidé de tout faire pour nuire à l’ennemi et œuvrer à la libération de la Patrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si certains ont choisi le  maquis, si des cheminots ont saboté le trafic ferroviaire, si certains ont hébergé des clandestins ou des enfants juifs, si d’autres ont distribué des journaux ou des tracts clandestins, ceux que nous évoquons maintenant se sont mis au service des Forces Alliées basées à Londres, organisant les « réseaux clandestins, fournissant aux Etats-Majors Alliés des renseignements précieux sur les mouvements des troupes allemandes, les trafics des convois ferrés allemands, les indications et prévisions météorologiques nécessaires pour les missions aériennes, organisant des sabotages, mettant sur pied des filières de rapatriement en Angleterre d’aviateurs abattus au-dessus de notre territoire… bref en accomplissant toute mission susceptible de contribuer à la Victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu vas te demander comment réaliser tout cela alors que 30 km de mer nous séparent de la Grande Bretagne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour communiquer ils utilisaient des postes émetteurs qui changeaient continuellement de lieux d’émission car traqués par des véhicules ennemis munis d’appareils de repérage (goniométrie). Il y avait ceux qui épiaient sans cesse tout mouvement de troupe, ou de trains, pour les signaler à Londres. D’autres envoyaient les observations météorologiques. Pour réaliser tout cela, des agents rejoignaient Londres la nuit par la voie maritime clandestine, d’autres embarquaient à bord de petits avions dont l’atterrissage avait lieu la nuit en pleine campagne guidés par des balisages de fortune. Tout nous revenaient la nuit par parachu-tages amenant de nouvelles instructions pour la poursuite de la résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, nombreuses étaient les communications orales, faite par les messages personnels anodins sauf pour ceux qui les recevaient et que la B.B.C. diffusait à heures fixes et vos parents se souviendront des paroles qui débutaient ces émissions : «  Ici Londres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend aisément que ces agents qui travaillaient sous de faux noms et prénoms étaient rapidement devenus la bête noire de la gestapo ou police ennemie qui les traquait sans cesse et une fois pris les torturaient pour leur faire avouer leur mission et essayer d’avoir des indications sur leurs complices (on saisit la raison pour laquelle il y avait des cloisonnements, chacun ne connaissant qu’un minimum d’agents : ils oeuvraient dans l’ombre), puis devant leur silence opiniâtre, les envoyaient en piteux état  vers le peloton d’exécution ou dans un camps de concentration, car il est vrai qu’ils n’ont jamais avoué ni dénoncé et surtout envoyaient leurs tortionnaires vers de fausses pistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la libération des enquêtes extrêmement sévères ont été menées par la Sureté de l’Etat Belge pour déceler parmi des milliers de requérants, ceux qui pouvaient effectivement prouver une participation personnelle directe et continue aux services Alliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, 5111 agents ont été investis de grades militaires allant du colonel à l’adjudant. Les 12.889 autres ont été nommés aux grades (toujours militaires ) d’Agents Auxiliaires de 1è ou 2è classe du Service de l’Armée du Renseignement et de l’Action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tribu payés par ces agents : rien que sur les 5.111 cités plus haut,  2.434 , soit 49 % ont été nommés à titre posthume (décédés en mission) tandis que de nombreux autres sont morts après la guerre des suites des sévices subis en prison et dans les camps de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 30 septembre 1945 fut fondée à Bruxelles, l’Union des Services du Renseignement et de l’Action, et c’est pour rendre hommage à tous ceux qui ont servi, que le Roi des Belges a conféré le titre de Royale à cette Union qui devint dès lors la Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (en abrégé : R.U.S.R.A .).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le temps passe, la population vieillit et en janvier 2006, la  R.U.S.R.A. ne comptait plus que 250 membres effectifs et autant de sympathisants. La plus haute autorité de l’Eglise a dit devant l’O.N.U. « plus jamais la guerre ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier devoir de ceux qui regardent l’avenir avec espoir est de se souvenir de ce qu’ils ont appris du passé. Ils doivent garder le souvenir de ceux et celles qui se sont sacrifiés,  se sont battus et ont souffert pour que nous soyons libres :  C’EST LE DEVOIR DE MÉMOIRE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chers jeunes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous êtes petite-fille, petit-fils d’un parent qui aurait une reconnaissance A.R.A, invitez-le à nous rejoindre et si vous ressentez le besoin de participer au Devoir de Mémoire, rejoignez-nous comme sympathisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a plus de vétéran de la Grande Guerre de 14-18. Pourtant la flamme du souvenir continue d’être ravivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est essentiel qu’il en soit ainsi pour les Agents du Renseignement et de l’Action.-&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-6191539107828313112?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/6191539107828313112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/6191539107828313112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/103-am-message-mes-petits-enfants.html' title='103-am : Message à mes petits-enfants'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-3508697453474121052</id><published>2008-11-30T10:00:00.001-08:00</published><updated>2008-11-30T14:48:15.597-08:00</updated><title type='text'>102-ra : Formulaire d'adhésion du sympathisant</title><content type='html'>FORMULAIRE DE DEMANDE D’ADHÉSION&lt;br /&gt;ETUDIANT (5 €) ou ADULTE (cfr la section provinciale)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soussigné (en caractère d’imprimerie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N O M&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PRÉNOM&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ADRESSE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;rue et n°&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;code postal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ville&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tél. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MAIL (courriel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(les informations me seront adressées par courriel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;exprime le souhait de devenir membre sympathisant de la Royale Union des Services du Renseignement et de l’Action (RUSRA) à la Section provinciale de&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En adhérant à la R.U.S.R.A., je souscris à l’impérieuse nécessité de perpétuer LE DEVOIR DE MEMOIRE de tous ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie lors de la guerre 1940-1945 pour que notre pays retrouve la Liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès mon agréation, je recevrai ma carte de membre ainsi que les instructions pour le paiement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signature&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Date :&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-3508697453474121052?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3508697453474121052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/3508697453474121052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/102-ra-formulaire-dadhsion-comme.html' title='102-ra : Formulaire d&apos;adhésion du sympathisant'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4065196136699469027.post-5991312403610004747</id><published>2008-11-30T10:00:00.000-08:00</published><updated>2008-11-30T14:33:45.888-08:00</updated><title type='text'>101-ra : Quand l'Armée de l'Ombre se fait connaître</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;Histoire de Belgique 1940 – 1945 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;strong&gt;quand … l'Armée de l'Ombre … se fait connaître !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quelques 18.000 agents du Renseignement et de l'Action travaillaient en Belgique et à l'étranger, c'est-à-dire autant qu'une division ou même un corps d'armée. Jour après jour, cette énorme cinquième colonne creusait, telle des taupes, des galeries sous les pieds de l'occupant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il arrive régulièrement que des journalistes et des auteurs interprètent erronément des événements de la dernière guerre parce qu'ils négligent le rôle et le fonctionnement des services secrets belges de l'époque. On confond tout aussi fréquemment les réseaux et les missions des services du Renseignement et de l'Action avec les organisations de la résistance armée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'octroi du statut d'agent du Renseignement et de l'Action a pu éviter toute forme d'influences politiques ou autres. Ce fait est d'autant plus étonnant dans le contexte de l'après-guerre où des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes se découvrirent subitement une vocation tardive de résistant ou même d'agent du renseignement. Soixante pour cent des demandes de reconnaissance furent refusées (Soit 45.000 demandes, 18.000 reconnues, 27.000 non reconnues). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'Union des Services du Renseignement et de l'Action (U.S.R.A.) groupe les survivants des réseaux clandestins belges de la guerre 40-45, ainsi que les veuves et les orphelins des agents exécutés ou morts d'épuisement dans les camps de concentration. La dénomination "Service du Renseignement et de l'Action (S.R.A.)" ne couvre pas un groupement ou une organisation particulière. Elle désigne globalement les différents réseaux de Services Spéciaux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces réseaux travaillaient pour les État-Majors alliés dans les domaines suivants : &lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;le renseignement militaire, économique et politique : réseaux Clarence, Luc-Marc, Zéro, etc … ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;le sabotage : réseaux Luc, Groupe G., etc …  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'évasion d'aviateurs, d'agents et de volontaires : réseaux Luc, Zéro, Comète, Pat O'Lary, etc ... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;la contre-propagande : réseaux Carol, Samoyède, etc …  &lt;/li&gt;&lt;li&gt;la lutte contre la déportation des travailleurs et contre la livraison de produits : réseaux Socrate, Baboon-Othello, Manfriday, etc … &lt;/li&gt;&lt;li&gt;les liaisons par radio et par voies terrestres ou aériennes en faveur des réseaux ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'instruction à la guérilla au sein de certains mouvements de résistance armée tels que l'Armée Secrète et le Front de l'Indépendance ; &lt;/li&gt;&lt;li&gt;les observations météorologiques et diverses autres activités en faveur des armées alliées.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les Agents du Renseignement et d'Action (A.R.A.) étaient parachutés ou débarqués par avion ou bateau, la nuit et en civil, ou recrutés sur le terrain. Les premiers réseaux entraient en action dés le début de l'occupation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tous les Agents reconnus ont eu une activité militaire réelle et quotidienne en territoire occupé. Ils ont reçu après la guerre la reconnaissance légale de leurs mérites par l'attribution du titre d' "Agent du Renseignement et de l'Action" (Arrêté-loi du 1er sept. 1944 relatif aux Agents du Renseignement et de l'Action, paru au Moniteur Belge du 15 oct. 1944, complété et remplacé par l'Arrêté-loi du 16 février 1946, paru au Moniteur Belge du 27 mars 1946).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un nombre restreint d'A.R.A. (5.111 agents) ont été nommés à des grades militaires. Il ne s'agit pas d'assimilations mais de grades au sein de l'Armée, attribués avec une extrême parcimonie : des officiers (1.538 dont 1x Colonel et 6x Lieutenant-Colonel, 50x Major, 1.291x Lieutenant et Sous-Lieutenant) et des sous-officiers (3.573 dont une majorité d'Adjudant). Il faut préciser que de ces 5.111 agents ayant obtenu un grade militaire, 2.434 agents ont été nommés à titre posthume (619 officiers et 1.815 sous-officiers).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les 12.889 autres personnes qui ont participé d'une façon régulière et importante à l'activité des Agents du Renseignement et de l'Action ont été reconnues Auxiliaires de Première ou de Deuxième Classe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il est évident que la majorité des agents qui ont survécu à la guerre sont décédés depuis lors. Beaucoup sont morts prématurément car la plupart de ceux qui ont séjourné dans les camps de concentration en sont revenus grands invalides.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le titre d' A.R.A. ou d' Auxiliaire n'a été accordé qu'après examen sévère des mérites de guerre de l'intéressé qui devait justifier d'une participation active et importante aux opérations clandestines, car la simple "affiliation" à un mouvement de résistance ne suffisait pas pour pouvoir obtenir cette reconnaissance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les Agents et les Auxiliaires n'ont reçu cette reconnaissance que pour une période strictement limitée à leur participation personnelle et directe aux opérations des services secrets. Ce temps de présence au combat leur est reconnu légalement comme "service au front". Seul le statut de S.R.A. accorde cette qualité (article 8 de l'Arrêté-loi du 16 février 1946).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le détenteur d'un titre d' A.R.A. peut prouver cette qualité par les inscriptions sur sa "Carte de Combattant", le document officiel établi par le Ministère de la Défense Nationale qui mentionne les dates de début et de fin de l'activité aux S.R.A.. Le titulaire possède en outre les brevets de nomination d'Auxiliaire ou d'Agent des S.R.A., qualités qui ne peuvent être confondues entr'elles ou avec d'autres titres de la Résistance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le titre d'Agent et d'Auxiliaire des Services du Renseignement et de l'Action n'atteste donc pas de l'appartenance à un groupement déterminé, mais reflète la qualité exceptionnelle des services rendus. Toute personne dont l'activité clandestine répondait aux critères sévères du statut des S.R.A. a pu se faire reconnaître comme Agent du Renseignement et de l'Action ou comme Auxiliaire. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'association regroupant les Agents du Service de Renseignement et d'Action a été fondée à Bruxelles le 30 sept. 1945, et les statuts de l'asbl ont été publiés au Moniteur Belge du 1er déc. 1945 dans les deux langues nationales. Le 25 février 1998, l'Union des Services de Renseignement et d'Action obtenait de sa majesté le Roi Baudouin le statut de &lt;strong&gt;ROYALE&lt;/strong&gt; Union des Services de Renseignement et d'Action (R.U.S.R.A.).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les derniers statuts modifiés en fonction de l'Arrêté Royal du 26 juin 2003 ont été approuvés le 28 juillet 2005 et publiés au Moniteur Belge le 27 octobre 2005. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'asbl porte le n° 410 841 718 et a son siège social rue du Châtelain 46, 1050 Bruxelles, à la Maison des Parachutistes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La R.U.S.R.A. compte en janvier 2008, ± 250 membres effectifs et autant de sympathisants en règle de cotisation.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Nous invitons le lecteur qui se retrouverait dans ces lignes à se faire connaître en nous adressant un courriel : &lt;a href="mailto:rusra-kuiad@skynet.be"&gt;rusra-kuiad@skynet.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous êtes un époux, une épouse, un enfant, un descendant d'un Agent, devenez membre sympathisant en contactant notre secrétariat par courriel.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;N.B. :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;La R.U.S.R.A. est une association qui vit. Chaque année de nombreux sympathisants nous rejoignent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Les jeunes de moins de vingt ans sont également invités à devenir membres sympathisants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#ff6600;"&gt;Par leur adhésion, ils s'engagent à défendre le &lt;strong&gt;Devoir de Mémoire&lt;/strong&gt; des Agents des Services du Renseignement et de l'Action. Des conditions particulières leur sont consenties.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4065196136699469027-5991312403610004747?l=souvenirs-de-resistants.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5991312403610004747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4065196136699469027/posts/default/5991312403610004747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenirs-de-resistants.blogspot.com/2008/11/101-ra-quand-larme-de-lombre-se-fait.html' title='101-ra : Quand l&apos;Armée de l&apos;Ombre se fait connaître'/><author><name>R.U.S.R.A - K.U.I.A.D</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13532135557727389101</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://photos1.blogger.com/blogger/862/1784/200/05-1025-sigleRUSRA.jpg'/></author></entry></feed>
